- PUBLICITÉ -
Entête - Actualités

Dossier autisme: une coopérative pour jeunes adultes autistes

Sylvie Sanscartier est mère de trois enfants, dont un fils qui est âgé de 23 ans, Alexandre. Ce dernier, un autiste non spécifié (mais avec des traits d’autiste), affiche également un retard intellectuel.

«On a décelé le retard intellectuel chez Alexandre lorsqu’il avait neuf mois, il a commencé à marcher à trois ans et demi, mais la parole n’est jamais venue. Son langage s’est résumé à trois voyelles.»

Aujourd’hui, Alexandre ne fréquente plus l’école, par contre, quatre jours par semaine, de 9 h à 15 h, il a fait ce qu’on appelle des plateaux d’arts plastiques et d’art dramatique dans la MRC de Thérèse-De Blainville où il est pris en charge par des intervenants.

Sociable

Alexandre ne vit pas dans sa bulle, bien au contraire, il est, selon sa mère, extrêmement sociable.

«Pour s’exprimer, Alexandre doit toucher les gens. Je dois lui dire qu’on ne dit pas “allo” à tout le monde, que l’on ne fait pas de caresses aux inconnus. On doit travailler sur ça. À 5 pi 11 po, ce n’est plus rendu cute, et ça rend mal à l’aise.»

Alexandre ne peut pas être laissé sans surveillance. Jamais. Il suffirait qu’il voit quelqu’un dehors pour qu’il sorte le saluer. Et comme plusieurs autistes, Alexandre a une obsession. Pour lui, tout doit être droit sur les étagères.

«C’est plus fort que lui, souligne Mme Sanscartier, lorsque je suis à l’épicerie avec lui, il veut tout remplacer dans les frigos, notamment les bouteilles. La Maison de l’autisme à Blainville travaille sur ça avec lui, et on voit une amélioration.»

 Quel avenir pour Alexandre?

«Tant que la santé va me le permettre, je serai là», confirme sa mère.

Pourtant, c’est à Sainte-Rose qu’Alexandre pourrait connaître un avenir différent. En effet, il existe une coopérative de jeunes adultes autistes que des parents ont créée. En raison de leur incapacité à rester seuls, les parents se sont cotisés et ont acheté une maison où ils ont engagé deux intervenants de jour et de nuit.

«Si on place nos enfants autistes, on perd tous nos droits sur eux, on ne peut plus prendre de décision pour eux, tandis qu’avec ce concept de coopérative, on reste le parent qui gère l’avenir de son enfant», explique Mme Sanscartier.

Les frais sont assumés par les parents, mise à part une petite subvention octroyée par le gouvernement.

«Les jeunes qui vivent là sont fiers et heureux, ils continuent à faire leurs plateaux, ils soupent ensemble comme une famille. La plupart d’entre eux ne veulent plus dormir chez leurs parents.»

D’autres maisons comme celles de Sainte-Rose sont actuellement en train de voir le jour, notamment sur la Rive-Sud, et Québec.

«C’est un bon compromis, une belle alternative», conclut Sylvie Sanscartier.

 

- PUBLICITÉ -

Nos chroniques

La dernière édition

Section concours

Concours Metro Rosemere
- PUBLICITÉ -
Top