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Dossier autisme: prévoir le futur d’un jeune adulte atteint du trouble du spectre de l’autisme

Gabriel va à l’école des Érables à Deux-Montagnes, un établissement scolaire dont le mandat est de scolariser les élèves de 4 à 21 ans qui ont un diagnostic d’une problématique du trouble du spectre le l’autisme (TSA) ou d’un trouble de l’ordre de la psychopathologie accompagné d’une déficience intellectuelle moyenne à sévère ou profonde. 

Dossier autisme: prévoir le futur d’un jeune adulte atteint du trouble du spectre de l’autisme

Mère de deux enfants, Pascale, 15 ans, et Gabriel, 19 ans, Carole Bouchard a accepté de lever le voile sur la réalité de sa famille dont l’un des membres est atteint d’un trouble du spectre de l’autisme additionné d’une trisomie avec déficience intellectuelle profonde. 

«On a vu que Gabriel était autiste vers l’âge de trois, quatre ans. En dépit de sa trisomie, il n’avait pas trop de retard de développement. Il jouait avec ses petites autos, il disait “Maman” ou “jus”. Puis, à partir de trois ans, il a commencé à stagner. Il ne jouait plus, n’avait plus d’intérêt et son langage ne se développait plus, explique Carole Bouchard, on se doutait bien qu’il y avait quelque chose, par contre notre deuil avait déjà été fait à la naissance lorsqu’on a su que Gabriel était atteint de trisomie.»

Scolarité

Aujourd’hui considéré comme un «non-verbal», Gabriel va à l’école des Érables à Deux-Montagnes, un établissement scolaire dont le mandat est de scolariser les élèves de 4 à 21 ans qui ont un diagnostic d’une problématique du trouble du spectre le l’autisme (TSA) ou d’un trouble de l’ordre de la psychopathologie accompagné d’une déficience intellectuelle moyenne à sévère ou profonde.

«Nous, sa famille, le comprenons. Par contre, à l’école, j’insiste beaucoup pour qu’il puisse se faire comprendre au moyen des pictogrammes. Il comprend le verbal, mais c’est important qu’il puisse s’exprimer au moyen de pictogrammes s’il se trouve ailleurs qu’à la maison», mentionne Carole Bouchard.

À l’école cinq jours par semaine, Gabriel pourra bénéficier d’une scolarité jusqu’à ses 22 ans puisque ce dernier est né en octobre.

Que se passera-t-il par la suite?

«Pour le moment, pas grand-chose. Gabriel ne sera jamais apte à travailler en raison de sa déficience intellectuelle», souligne la mère.

Famille d’accueil

En attente d’une famille d’accueil qui puisse prendre Gabriel le week-end, Carole Bouchard est à la croisée des chemins puisque des décisions devront se prendre relativement à l’avenir de son fils.

«L’idéal pour le moment serait d’être ensemble la semaine et que Gabriel puisse partir dans sa famille d’accueil le week-end».

À plus long terme, on espère que cette dernière puisse l’accueillir à plein temps.

«Il faut penser à l’avenir et trouver des ressources lorsque la famille biologique s’essouffle. Il faudrait créer des centres pour des enfants comme les nôtres, tel un CHSLD par exemple», croit Carole Bouchard.

Du répit

Grâce à la Maison de répit de Blainville de la Fondation autisme Laurentides qui existe depuis 2009, les parents de Gabriel peuvent bénéficier d’un répit.

«On utilise le camp de jour l’été pour Gabriel, et c’est merveilleux. Je ne sais pas ce que l’on ferait sans eux. Avec les ressources gouvernementales, il faut vraiment se rendre à terre pour bénéficier de services», déplore Mme Bouchard.

Actuellement, il n’existe que très peu de ressources pour les enfants autistes devenus adultes. 

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