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Dons d’ovules: et s’ouvre à nouveau le tiroir de l’espoir

Il n’est pas rare de voir des donneuses vendre leurs ovules au plus offrant.

Dons d’ovules: et s’ouvre à nouveau le tiroir de l’espoir

Chapitre 4

2010: dans lequel on s’aperçoit très rapidement qu’un ovule a un prix et ses donneuses, aussi.
«Gambadant gaiement dans un champ de marguerites, par une merveilleuse journée ensoleillée, nos tourtereaux affichent des mines radieuses. Pas plus tard qu’hier soir, une jolie Fée s’est penchée sur leur lit en leur annonçant que très bientôt, elle contribuerait à leur bonheur d’une façon inattendue. Fou de joie, notre gentil couple n’a désormais qu’une idée, s’élancer, sans attendre, vers le Bonheur…»

Alors que le gouvernement du Québec annonce la gratuité et l’accessibilité à des traitements adéquats pour toute personne souffrant d’infertilité, à compter du 5 août 2010, il n’en faut pas plus pour que Mégane et Matisse reprennent espoir. Le rendez-vous dans une clinique de fertilité n’est dorénavant qu’une question de jours ou de semaines.

«Nous avons rencontré le médecin peu de temps après. Rapidement, il nous a dit qu’en raison de l’âge de Mégane, c’est-à-dire 46 ans, la seule façon d’avoir un enfant serait par la méthode in vitro, mais avec un ovule d’une femme plus jeune. Nous savions qu’il existait une banque d’ovules, mais le temps d’attente était d’environ quatre ans», relate Matisse.

Mis devant le fait accompli, le couple examine les possibilités qui s’offrent à lui pour accélérer le processus. Les coûts onéreux de l’achat d’un ovule (et sans garantie de succès) à l’étranger (entre 15 000 $ et 20 000 $) les forcent à faire un choix. Devraient-ils hypothéquer leur maison? Emprunter à la banque? «Nous avons décidé de regarder les possibilités locales et sommes partis à la quête d’une donneuse sur Internet.»

Il ne faut que peu de temps à Matisse pour s’apercevoir que la plupart des donneuses sont peu informées de la marche à suivre, ignorant même jusqu’aux médicaments ou rendez-vous qu’elles devront prendre en clinique de fertilité.

«Parmi toutes les annonces qu’il y avait, nous avons découvert finalement la première donneuse sérieuse, raconte Matisse. Elle connaissait très bien les démarches à suivre et nos premiers contacts avec elle ont été positifs. Nous n’avons pas parlé d’argent tout de suite, mais nous savions qu’elle souhaitait recevoir une compensation financière pour son ovule.»

Une rencontre a donc lieu entre la future donneuse et le couple. Sans ambages, elle leur annonce que le prix de son ovocyte pourrait s’inscrire entre 2 000 $ et 8 000 $. Le couple convient alors qu’il faudra y réfléchir et en discuter privément.

Quelques jours plus tard, leur décision est prise. Un montant d’argent est proposé à la donneuse. Contre toute attente, l’offre est repoussée du revers de la main. L’ovule se vendra 5 000 $. À prendre ou à laisser.

«Ça nous a donné un choc, car on ne s’attendait pas à cela. C’était une personne très gentille, mais qui jouait un peu avec les sentiments. Elle était intéressée à vendre ses ovules aux États-Unis, qui rétribuent les donneuses. Elle était sérieuse dans ses démarches, mais aussi envers l’argent», note Matisse.

C’est un retour à la case départ pour Matisse et Mégane qui préfèrent passer leur tour. Mais les démarches pour trouver une donneuse se poursuivent.

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