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Don d’ovules: opération BÉBÉ en cours

Chapitre 9: dans lequel on apprend que la patience porte toujours ses fruits

«Maintenant qu’elle était entrée dans leur vie, plus rien de grave ni de menaçant ne pouvait leur arriver. Anne était l’élue, celle qui pouvait leur offrir ce à quoi ils tenaient le plus. L’ultime destination avait désormais un nom: la maternité.»

À quelques heures d’une possible conception assistée, voilà qu’un second protocole doit être mis en place pour Mégane, repoussant encore une fois ses chances d’être enceinte. Dépité par cette nouvelle que leur annonce l’infirmière en service cette journée-là, le couple doit s’assurer que leur donneuse est toujours prête à continuer. Une tension certaine règne dans la clinique de fertilité et Mégane est en larmes.

«Anne nous a certifié qu’elle serait présente jusqu’à la fin et que nous pouvions compter sur elle, rapporte Matisse. Le second protocole était prévu le 27 janvier 2012 et, mis à part quelques tests à refaire, on a recommencé les processus.»

Émotivité et sensibilité sont donc écartées afin de laisser toute la place à la rationalité et les traitements à effectuer. Premier point: l’attente des menstruations de la donneuse, l’élément-clé pour la stimulation des ovocytes.

«Le protocole pour Mégane commençait dès l’arrivée des menstruations de notre donneuse, explique Matisse. Mégane a fait une échographie pour déterminer l’épaisseur de l’endomètre. L’analyse a confirmé qu’il était mince, donc aucune médication supplémentaire n’a été nécessaire, car il était prêt pour la suite des choses.»

Le 28 février, le développement des follicules de la donneuse se fait comme prévu. On certifie un potentiel de neuf follicules qui atteindraient leur maturité.

«Normalement, si tout fonctionnait bien, la ponction devait avoir lieu le 6 mars. C’était l’objectif que l’équipe médicale s’était donné», ajoute Matisse.

Le 6 mars, 22 ovules sont retirés du corps d’Anne. De ce nombre, 11 seulement sont matures, mais trois présentent des malformations. Ils seront éliminés. Les 8 ovules restants sont fécondés avec des spermatozoïdes sélectionnés au préalable.

«Sur les 8 ovocytes fertilisés, 4 ont fonctionné. Mais au final, un a été éliminé puisqu’il présentait des fragments, donc un risque de malformation. Nous avions donc trois embryons en notre possession.»

Des trois embryons, un seul affiche le grade 1, soit la meilleure note sur une échelle de 4. «Les deux autres embryons ont été congelés. Tous les deux affichaient un grade 2, ce qui reste très bon. Ces derniers ne peuvent pas être donnés à un autre couple infertile; ce sont les nôtres. Advenant que nous décidions de ne pas avoir d’autres enfants, ils peuvent servir pour la recherche, la science.»

Désormais conscient qu’un embryon est là, prêt à être implanté dans Mégane, le couple est fébrile puisque tout est question de minutes désormais.

Et Mégane est prête.

Elle entre dans la salle de consultation où le médecin l’invite à se coucher.

L’aventure débute-t-elle vraiment pour de bon?

À venir

Chapitre 10, dans lequel on se pose la question suivante: «Et si c’était vrai?»

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