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Dissolution de l’Association québécoise des médecins en permis restrictif et régularisés

Le Dr Jean‑Luc Monfrais est anesthésiste à l’Hôpital de Saint‑Eustache.

Dissolution de l’Association québécoise des médecins en permis restrictif et régularisés

Six ans après avoir été fondée, l’Association québécoise des médecins en permis restrictif et régularisés a mis un terme à ses activités. Il s’agit d’une bonne nouvelle pour son président fondateur, le Dr Jean‑Luc Monfrais, puisque le but (que le permis restrictif soit reconnu) a été atteint.

Rappelons que, afin de pallier la pénurie des médecins, le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec a fait appel aux médecins étrangers pour corriger cette carence. Pour ce faire, il s’est doté d’un outil, Recrutement Santé Québec, qui guide les médecins candidats à l’exercice au Québec. Toutefois, c’est au Collège des médecins qu’incombe la tâche d’émettre le permis restrictif au médecin. Ce dernier autorise l’exercice de la médecine, mais sous certaines conditions: restreindre la pratique du médecin dans l’espace et le temps. Soulignons que le permis restrictif était reconduit chaque année par le Collège des médecins.

«Ce n’est pas très facile de faire des projets d’avenir, mentionne Jean‑Luc Monfrais, anesthésiste à l’Hôpital de Saint-Eustache. Aujourd’hui, on régularise le permis après cinq ans. Mais pour cela, il a fallu changer la loi et cela a pris un an.»

Le médecin obtient donc un permis d’exercice. À la suite d’un accord établi entre la France et le Québec et qui ne concerne que les médecins français, ces derniers auront à faire un stage de trois mois en milieu universitaire afin de déterminer leur niveau de compétence tout en se familiarisant avec l’exercice de la médecine au Québec. Avec ce stage, un permis de travail temporaire est accordé, permettant ainsi au médecin de travailler dans un établissement de son choix.

Geste symbolique

La page étant désormais tournée, un solde de 10 000 $ de l’Association sera départagé entre deux organismes, soit un premier qui vient en aide aux médecins du Québec, et l’autre à des médecins immigrants.

De plus, et ceci constitue une bonne nouvelle, le Québec parvient désormais à combler lui-même ses besoins en médecine spécialisée. Le recours à la main-d’oeuvre médicale étrangère devrait donc diminuer dans les années à venir.

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