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Direction et syndicat condamnent le geste

Photo Michel Chartrand Guy Thibault, vice-président et directeur général chez Stablex

Direction et syndicat condamnent le geste

Fuite chez Stablex

La semaine dernière, un employé de Stablex accusait publiquement l’entreprise de négligence, à la suite d’un évènement qui se serait produit en mars dernier. Mais voilà que direction et syndicat s’allient et condamnent ce geste qu’ils ne s’expliquent d’ailleurs toujours pas.

«Ce n’est pas une action syndicale et on n’est pas d’accord. Ce geste pourrait même mettre nos jobs en jeu», a fait valoir le président du syndicat des employés de l’usine, Raymond Faubert. Ce dernier ne comprend pas qu’un employé ait choisi de transgresser les procédures établies de la sorte, sans aucun respect pour le code de déontologie que tous ont pourtant signé au moment de leur embauche.

Du côté de la direction, c’est d’abord par voie de communiqué que la réaction est venue, suivie d’une rencontre avec Guy Thibault, vice-président et directeur général de l’entreprise. D’emblée, ce dernier a été formel: les procédures internes ont été respectées en tout temps, tout comme le permis d’opération et les normes environnementales qui s’appliquent, et la santé des travailleurs n’a en aucun temps été mise en danger. «La sécurité et la santé de nos travailleurs et le respect de l’environnement, c’est notre mission de base. Ne pas y adhérer ne nous permettrait pas d’opérer à long terme», a-t-il fait remarquer.

Rappel des faits

Au cours de l’hiver, des résidus ont été livrés chez Stablex dans des conteneurs couverts, ensuite entreposés sur le site de l’usine. À leur arrivée, ces résidus solides neutres ont été échantillonnés selon les procédures établies. D’une part, les résultats des échantillonnages n’ont pas démontré la présence de benzène et, d’autre part, les concentrations de HHT (composés d’hydrocarbures halogénés totaux) rencontraient les normes d’admissibilité, établies à 2 000 ppm (parties par million). Dans ce cas-ci, on parle de 400 ppm.

En mars dernier, au cours de leur traitement, ces matières ont fait l’objet d’un contrôle de qualité. C’est alors que les résultats ont démontré des concentrations de HHT de l’ordre de 19 000 ppm dans le produit (et non dans l’air ambiant).

«C’est inhabituel que des résidus qui rencontrent les critères d’admissibilité ne les rencontrent plus une fois en bassin», a admis M. Thibault. Le processus établi a aussitôt été enclenché, dont la transmission d’informations à l’Agence de santé et services sociaux des Laurentides, et les mesures correctives ont été apportées.

Contrairement à ce qui a été rapporté, poursuit-on, les produits ont été stabilisés dans différents lots destinés au placement final, et ce, en respect des critères de lixiviation exigés par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs. «On a également laissé entendre que des employés avaient eu des contacts directs avec ces produits, ce qui est faux puisque nous opérons toujours avec des pelles mécaniques, sans compter le système de ventilation qui change l’air 18 fois dans l’heure», a-t-il ajouté.

Un acte isolé

Depuis lundi, un vaste processus de communication a été enclenché, tant auprès des quelque 150 employés de l’entreprise, de la communauté environnante de l’usine, que des médias afin de rassurer la population quant aux façons de faire qui ont cours à l’usine Stablex, sise à Blainville depuis près de 30 ans.

«Cette situation a mis en doute notre crédibilité, celle de l’entreprise et celle des employés. C’est un acte isolé qui n’est certainement pas représentatif des relations de travail avec nos employés», a-t-il conclu. Une évaluation, avec la participation des employés et du syndicat, est actuellement en cours afin de retracer les faits. Des mesures correctives en découleront, le cas échéant.

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