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Déversement de diesel dans la rivière du Chêne

Le lieu où l'accident est survenu

Déversement de diesel dans la rivière du Chêne

Un accident impliquant un camion semi-remorque privé qui transportait une génératrice d’Hydro-Québec remplie de 3 000 litres de diesel est survenu à Saint-Eustache, lundi dernier, vers 18 h, à la hauteur de la rue Saint-Eustache et du boulevard Industriel, provoquant du coup le déversement d’hydrocarbure dans la rivière du Chêne.

«Il est difficile de connaître exactement la quantité d’huile et de diesel qui a été déversée. C’est significatif, oui, mais pas énorme», a fait savoir Charles De Rouville, directeur du Service de la sécurité incendie de la Ville de Saint-Eustache, interrogé par L’ÉVEIL mardi matin sur les lieux mêmes de l’incident, où les émanations de diesel se faisait toujours sentir.

À ce moment, le camion, qui s’était retrouvé dans la rivière du Chêne, venait tout juste d’être extirpé des eaux. Le ministère du Développement durable, de l’Environnement, et de la Lutte contre les changements climatiques était également sur les lieux pour voir aux mesures mises en place afin de recueillir les hydrocarbures qui avaient coulé dans le petit cours d’eau qui se jette, beaucoup plus loin, dans la rivière des Mille Îles.

Une partie de la rue Saint-Eustache menant au boulevard Industriel a dû, dès 18 h, être fermée à la circulation automobile, tout comme la partie de ce même boulevard enjambant la rivière du Chêne. Les forces policières ont rouvert ces deux tronçons en totalité vers 14 h 40, mardi après-midi.

C’est donc vers 18 h, lundi dernier, que l’incident est survenu, a relaté Normand Brulotte, agent de prévention du crime, des relations sociopolicières et des médias pour le Service de police de la Ville de Saint-Eustache. Un homme âgé de 70 ans, qui conduisait un camion semi-remorque transportant une génératrice, a alors perdu le contrôle de son véhicule pour se retrouver dans le fossé se trouvant du côté nord de la rivière du Chêne. Des citoyens ont alors tenté – un geste apprécié des policiers – de secourir l’homme en attendant justement l’arrivée des policiers et des pompiers. Ces derniers ont cependant dû travailler pendant 45 minutes pour sortir l’homme de l’habitacle de sa voiture qui s’était retrouvée sous le pont, à la renverse. Aussi, le feu a éclaté au moment de l’accident. C’est donc dire que l’homme a dû patienter une bonne heure dans cette fâcheuse position, la tête hors de l’eau et avec des flammes crépitant autour de lui.

Selon les dernières nouvelles, l’homme serait hors de danger, mais celui-ci a subi des brûlures aux deuxième et troisième degrés. Aussi, ses voies respiratoires auraient été touchées. Il a été placé sous surveillance à l’Unité des grands brûlés de l’Hôtel-Dieu de Montréal, où il a été transporté dans un deuxième temps après avoir d’abord été conduit à l’Hôpital de Saint-Eustache.

Également, des estacades et beignes absorbants ont été installés dès l’arrivée des policiers et des pompiers pour empêcher le diesel de se répandre davantage dans la rivière du Chêne. L’opération nettoyage a alors débuté et s’est poursuivie jusqu’à jeudi. Dans la seule journée de mardi, pas moins de 23 000 litres «d’eau huileuse» ont été pompés par la firme Environnement Rive-Nord. Également, des sols contaminés ont été excavés pour être éliminés dans un endroit conforme.

«Je suis beaucoup moins inquiète qu’hier», a fait savoir à L’ÉVEIL une résidante de la rue Saint-Eustache, Jocelyne Dionne, qui, vers 18 h 30, a dû évacuer, comme plusieurs autres, sa maison pour des raisons de sécurité. Elle et ses voisins ont finalement pu y retourner vers 20 h 30. «Nous étions en train de souper quand on nous a demandé de sortir. C’était énervant. Je n’ai même pas pu emmener mes deux chats. Mais, je dois remercier les policiers et les pompiers qui ont agi rapidement. Là (mardi matin), je commence à me calmer», a relaté l’Eustachoise qui vit à cette adresse depuis 30 ans.

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