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Des rues de Boisbriand transformées en rivière

Photo Christian Asselin

La rue des Mille-Îles, à Boisbriand, est fermée en raison des inondations.

Photo Christian Asselin

À la suite des inondations de 2017, ce citoyen a décidé de relever sa maison.

Photo Christian Asselin

La famille Falco utilise un flamand rose gonflable pour transporter leurs provisions de leur voiture, à la maison.

Photo Christian Asselin

Le parc Robert est complètement inondé.

Photo Christian Asselin

Les citoyens font ce qu’ils peuvent pour se protéger.

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Michel Bergeron circule à kayak dans sa rue.

Photo Christian Asselin

Les pompes fonctionnent à plein régime dans ce secteur inondé de Boisbriand.

Des rues de Boisbriand transformées en rivière

Plusieurs résidences sont isolées

Le quadrilatère formé par le chemin Grande-Côte, Terrasse Robert, la rue des Mille-Îles et la rivière du même nom, à Boisbriand, est complètement inondé, isolant ainsi du reste du monde des dizaines de résidences. Le 2 mai, à bord d’un véhicule amphibien, nous avons pu constater l’ampleur des dégâts.

La crue printanière a frappé avec éclat dans ce secteur inondable de Boisbriand, qui inclut également Terrasse Filion. La situation est telle que la mairesse Marlene Cordato a décrété l’état d’urgence, le 26 avril. Un poste de commandement unifié a été érigé au coin de la rue des Mille-Îles et du chemin Grande-Côte, à quelques mètres de l’autoroute 13. Pompiers du Service de sécurité incendie de Boisbriand, policiers de la Régie intermunicipale de police Thérèse-De Blainville (RIPTB), cols blancs et élus municipaux s’y retrouvent pour coordonner les actions à poser et pour répondre aux besoins des sinistrés qui vivent des moments difficiles depuis quelques semaines.

«Ici, nous avons un secteur qui a été inondé au fil des ans, d’indiquer Mme Cordato. Toutefois, poursuit-elle, avoir de l’eau dans la rue, c’est une chose, mais de ne plus être capable de se rendre à sa résidence, d’avoir des gens évacués, isolés, et qui pompent beaucoup d’eau, c’en est une autre, de là, la mise en place de l’état d’urgence» .

Depuis, on se serre les coudes. Pompiers, policiers, employés des travaux publics, élus de tous les paliers (les députés Éric Girard et Sylvie D’Amours ont visité les lieux) coordonnent leurs efforts. Les policiers de la RIPTB ont frappé à la porte de chacune des maisons du quadrilatère visé, dont ils assurent maintenant la sécurité, pour y rencontrer les citoyens. Au même moment, des milliers de sacs de sable – plus de 21 000 au total – étaient distribués par la Ville de Boisbriand, directement sur le terrain des résidences touchées.

«Nous avons vécu une tornade, les inondations de 2017, nous pouvons donc dire que notre centre de coordination des mesures d’urgence est bien rodé. Nous nous améliorons, car nous apprenons. Nous sommes plus efficaces et mieux organisés» , d’insister Marlene Cordato.

Apprendre de ses expériences

Heureusement, comme l’indique la mairesse de Boisbriand, des leçons ont en effet été tirées des inondations du printemps de 2017, et ce, autant du côté des autorités municipales, qui ont été proactives à mettre en place les mesures d’intervention, que du côté des citoyens, qui, pour la plupart, étaient mieux préparés.

Parlez-en à la famille Falco. Résidants de la rue des Mille-Îles, ils ont choisi de rester chez eux malgré la présence d’eau partout autour de leur maison. Pour transporter leurs provisions jusqu’à chez eux, ils utilisent un flamand rose gonflable, qui ne manque pas d’attirer l’attention. Ils portent par ailleurs des bottes imperméables, qui remontent jusqu’à la taille, afin de circuler. Pour protéger leurs maisons, ils ont eu besoin de cinq palettes de sacs de sable, fournis par la Ville.

«La différence avec 2017, de dire Daniel Falco, est que cette année, nous avons eu le temps de nous préparer. En 2017, nous ne l’avons jamais su, l’eau est arrivée comme un cheveu sur la soupe et nous essayions de boucher les trous à mesure que l’eau montait, un peu comme à Sainte-Marthe, cette année.»

«L’eau n’entre pas chez nous! On s’est placardé comme un bunker des Hell’s Angels! Une chance que les pompiers étaient là pour nous aider!» , de renchérir sa conjointe, Nathalie Rogers.

Même son de cloche du côté de Michel Bergeron. Résidant de Terrasse-Robert depuis 42 ans, sa maison a été construite pour résister aux inondations. Il circulait gaiement à kayak lorsque nous l’avons croisé.

«Je me rappelle qu’à deux reprises, lorsque j’étais jeune, une situation semblable s’était produite. Mon père nous emmenait alors à l’école en bateau! Après cela, plus rien pendant de nombreuses années, mais là ça revient!» dit ce résidant qui se questionne sur la gestion de l’eau, en amont.

«On se pose des questions? Est-ce que l’eau est gardée trop haute à l’automne, ce qui nous crée des problèmes au printemps? C’est bien beau les changements climatiques là, mais en plein été ici, il y a 15-20 pieds moins d’eau. Ça doit être revu, car on ne veut pas vivre cela toutes les années!»

Pour toute question ou demande d’assistance, les citoyens de Boisbriand sont invités à composer le 450 435-1954.

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