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Des affiches qui dérangent

(Photo Michel Chartrand)

Des affiches qui dérangent

Élections municipales à Boisbriand

La chef du Ralliement des citoyens de Boisbriand (RDCB) et candidate à la mairie de Boisbriand, Marlene Cordato, et le candidat au poste de conseiller Patrick Thifault contestent le retrait, par les services municipaux de Boisbriand, d’affiches identifiées Projet Orange installées par leur parti.

Il s’agissait essentiellement d’une annonce présentant un slogan, Donnez-nous du jus!, référant à un sondage à remplir sur Internet [www.orangeboisbriand.org], portant sur la qualité de vie, lequel n’étant d’aucune façon teinté politiquement ni identifié au RDCB. À la suite de plaintes, la Ville a même publié un communiqué pour préciser qu’elle n’était pas à l’origine du site Web, mais qu’il s’agissait plutôt d’une initiative du RDCB.

Selon la Ville, le parti politique qui fait figure d’opposition à l’hôtel de ville de Boisbriand a agi dans l’illégalité en posant ces affiches sur le territoire de la Ville. Dans un point de presse qu’ils ont donné la semaine passée dans leurs locaux, les deux candidats du RDCB ont dénoncé l’attitude de l’administration de la mairesse Sylvie St-Jean dans le dossier. La Ville, clament-ils, est beaucoup plus sévère à leur endroit qu’envers d’autres contrevenants au règlement d’affichage: «Nous sommes convaincus, indiquent les deux candidats, qu’il s’agit d’une manœuvre disgracieuse et gratuite de la mairesse sortante. Ce geste antidémocratique témoigne d’un grand inconfort électoral chez nos adversaires qui se réfugient dans un légalisme étroit et douteux.»

Ils estiment que «cette campagne d’affichage, originale et accrocheuse, surprend et à l’évidence dérange. Elle fait même probablement peur par son caractère nouveau et audacieux. Elle amène la partie adverse à réagir de la seule manière qu’elle connaît, soit sous le couvert d’une possible atteinte à la réglementation municipale.»

Ils ont reçu une mise en demeure, le 19 août dernier, les enjoignant de retirer leurs affiches. Quelques jours plus tard, ce sont les employés municipaux qui les enlevaient. Bien qu’ils soient conseillers depuis plusieurs années à Boisbriand, M. Thifault et Mme Cordato affirment ne pas savoir quel règlement ils ont enfreint et attendaient que la Ville le leur fournisse.

Selon M. Thifault, l’affichage, qui aura duré quelques semaines, a «soulevé un grand intérêt dans la population et suscité de très nombreux témoignages à l’effet que cette campagne illustre bien la créativité, le dynamisme et le renouvellement dont sont porteurs les gens au cœur de cette proposition rassembleuse». Les deux candidats du RDCB estiment que la mairesse a pour sa part commencé une campagne préélectorale déguisée en apparaissant sur les affiches Sauvez la terre et de la campagne d’achat local qu’elle a fait installer sur le territoire de Boisbriand depuis l’année dernière.
«S’il y a eu la moindre entorse à la réglementation municipale dans le dossier Projet Orange, des actions seront prises en conséquence et en toute conformité avec ledit règlement, dans la transparence la plus complète», dit Marlene Cordato. D’ici là, le RDCB poursuit ses démarches officielles dans l’objectif de faire valoir ses droits et pour repositionner les affiches «exactement comme elles furent installées à l’origine, mais pas aux frais des citoyens».

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