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Départ des frères du Sacré-Cœur de Rosemère: la petite histoire des frères Boutet et Perreault

Les frères Perreault et Boutet dans la chapelle qui se transformera en salle d’ordinateurs pour les élèves de l’Externat Sacré-Cœur.

Départ des frères du Sacré-Cœur de Rosemère: la petite histoire des frères Boutet et Perreault

Ouverts, mais sans ostentation. Discrets sans être pour autant renfermés.

Tels sont les termes qui pourraient servir à décrire le frère Boutet et le frère Perreault, deux religieux de la communauté du Sacré-Cœur de Rosemère qui quitteront la région, avec leurs pairs, à la fin du mois d’avril. (Voir autre texte.)

Vocation, appel ou encore mission divine, pourquoi devient-on religieux?

«J’étais un jeune élève issu du public, dans une école à Verdun. L’enseignement était prodigué par des frères et cela m’avait motivé. J’avais seulement 12 ans, alors je n’étais pas encore tout à fait sûr. Avec le temps, c’est devenu une vocation», de se remémorer le frère Boutet.

Le congréganiste est l’aîné d’une famille qui compte trois garçons, mais à l’âge de 6 ans, il perd son père. «Ma grand-mère maternelle est venue aider ma mère. Nous avions 6, 4, et 2 ans», de continuer le frère Boutet. Même si j’étais l’aîné, ma mère ne m’a jamais empêché de devenir religieux.»

Le missionnaire a passé 20 ans au Sénégal, où il a enseigné du primaire jusqu’au collégial (l’équivalent des lycées français), soit de 1969 à 1989. «Ce qui m’a marqué? C’est le contact entre les gens là-bas qui est beaucoup plus facile. C’est très différent d’ici. Les gens sont très solidaires.»

Seul religieux dans sa fratrie, le frère Boutet consacre une partie de son temps avec le Mouvement cursilliste (NDLR: Le Cursillo est une expérience qui fait découvrir Jésus-Christ et invite les chrétiens à bâtir un monde plus humain et plus fraternel). Composé d’une quarantaine de personnes, dont des laïcs, le Mouvement invite au partage et à l’échange des idées. «J’aime beaucoup. On partage des visions différentes et on apprend de ces différences», souligne-t-il.

Frère Perreault

L’appel religieux est survenu très tôt dans la vie du frère Perreault. «En 1944, j’avais 16 ans et je suis entré dans la communauté», indique-t-il simplement.

Le parcours de ce dernier est plus singulier que les autres. Hospitalisé durant deux ans, il se consacre, par la suite, à la comptabilité. «Avec des crayons et des effaces, précise-t-il. Jamais avec un ordinateur. J’ai adoré cela. Ma vie communautaire a été vouée à cela.»

Quotidien

Le quotidien des frères du Sacré-Cœur est parsemé d’heures fixes où l’on se réunit au déjeuner, au dîner, au souper et lors de prières.

«Il n’y a pas d’heure fixe pour se lever, mais la prière du matin se fait à 7 h 30 en semaine et 9 h le dimanche. On se retrouve à 17 h 15 pour une autre prière. À 18 h, nous écoutons les nouvelles, car il est important d’être mis au courant de ce qui se passe dans le monde. Par la suite, tout le monde vaque à ses propres occupations», énonce le frère Boutet.

Fête

Les frères du Sacré-Cœur de Rosemère seront honorés par l’Externat Sacré-Cœur, le 20 mars prochain, lors d’une fête intime.

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