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Denise Bombardier: une femme de tête passionnée

Denise Bombardier

Denise Bombardier: une femme de tête passionnée

Journaliste respectée, chroniqueuse controversée, intellectuelle cultivée, Denise Bombardier vieillit pourtant comme tout le monde.

Si l’idée de franchir cette étape en beauté la préoccupe, elle dénonce cependant la dictature de l’image corporelle parfaite imposée, préférant croire que l’amour constitue encore le meilleur antidote contre le vieillissement.

Conférencière invitée à la maison Lachaîne, à Sainte-Thérèse, Denise Bombardier a profité d’un public essentiellement féminin pour raconter ce qui l’a amenée à écrire le roman L’Anglais et l’essai Vieillir avec grâce, parus respectivement en 2012 et 2013.

Une rencontre avec le chercheur biologiste Éric Dupont a fait prendre conscience à l’auteure-journaliste que les femmes d’aujourd’hui sont obsédées par l’idée du corps parfait. «Si on veut être parfait à 20 ans, on n’acceptera pas de vieillir. Nous ne voulons plus mourir et croyons que nous serons éternels», affirme Mme Bombardier.

Elle-même s’est résolue à se faire refaire les paupières car, dit-elle, ça se voit à la télévision. N’empêche, elle se désole de voir autant de femmes recourir à la chirurgie, et cela, de plus en plus jeunes. «La tyrannie de l’image c’est de la barbarie. Ça en dit beaucoup sur la perte des valeurs humaines, proclame-t-elle. Personne ne parle de l’âme. C’est un mot qui a disparu. On parle rarement de ce qui nous habite à l’intérieur.»

La popularité des réseaux sociaux la surprend. «C’est hallucinant. Les gens sont toujours là-dessus. On se vide de son âme et de son intériorité. Mais à quel moment ces gens réfléchissent-ils?» se questionne-t-elle.

Pour elle, cet intérêt croissant pour la technologie sert en quelque sorte de poubelle aux émotions. «On est à la recherche de sensations fortes pour oublier le vide en nous», ne peut s’empêcher de constater Mme Bombardier.

Pour celle-ci, le vide se comble par les rapports humains. Et même le grand amour qui, estime-t-elle, peut survenir à tout âge. «Exister à travers le regard d’une personne qui nous aime, c’est la plus grande grâce», pense-t-elle. C’est d’ailleurs pour rendre hommage à sa toute dernière histoire d’amour qu’elle a écrit L’Anglais, un roman pratiquement autobiographique et basé sur sa rencontre avec Jim Jackson, un professeur britannique qu’elle a épousé trois mois à peine après l’avoir rencontré. Et c’est la grande passion depuis dix ans. «Au début de l’histoire, je n’arrivais pas à y croire. Le bonheur, ce n’est pas rassurant, c’est exaltant, mais lorsqu’on éprouve des émotions aussi fortes, on ne veut plus qu’elles s’en aillent», dit-elle.

En s’inspirant de sa propre histoire pour écrire L’Anglais, Mme Bombardier a voulu redonner espoir en l’amour. Après avoir répondu aux questions des gens de la salle, la journaliste a laissé la place à son amoureux.

Ce dernier a rendu hommage à ses racines irlandaises en chantant les classiques Molly Malone et Danny Boy, avant de s’exprimer sur la place encore bien légitime, selon le Britannique en lui, d’Elizabeth II à la tête de cette monarchie constitutionnelle anglaise.

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