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De patiente à bénévole: faire face à l’annonce du cancer

Lise Tremblay est guérie de son cancer du sein.

De patiente à bénévole: faire face à l’annonce du cancer

Elles ont eu un cancer au cours de leur vie et ont décidé maintenant d’offrir leur soutien à ceux et celles qui en sont atteints. De malade à bénévole, elles nous relatent le moment précis ou leur vie a basculé... temporairement.

Marcelle Hazel

Dans la nuit du 11 novembre 2003, Marcelle Hazel se rend aux urgences de l’Hôpital de Saint-Eustache pour une douleur ressentie dans le sein. «La douleur me faisait penser à une bursite. Je souffrais suffisamment pour ne pas attendre et me rendre tout de suite à l’urgence», de se remémorer Mme Hazel.

Finalement, quelques heures plus tard, et après avoir passé une radio, le diagnostic tombe, sans appel. Cancer du poumon, grade 4. Marcelle a 61 ans.

«Bizarrement, je n’ai pas été étonnée outre mesure. Depuis quelque temps, je ne me sentais pas très bien et je me sentais très fatiguée», dit-elle.

Celui dont souffre Marcelle figure parmi les cancers au pronostic des plus sombres, puisque seulement 15 % des personnes sont encore vivantes deux ans après le diagnostic. «On m’a dit qu’il n’était pas opérable. J’ai reçu une chimio très agressive ainsi que de la radio», raconte-t-elle.

Des huit traitements prévus, seulement six lui sont dispensés, Marcelle réagissant bien à la médication. «Il n’y a pas seulement cela. Avoir un bon moral et garder l’espoir pèsent aussi dans la balance. Il ne faut pas oublier la spiritualité et garder la foi dans la vie. Moi, dans mon cas, c’est le reiki qui m’a beaucoup aidée», confie Mme Hazel qui a guéri de ce cancer il y a quelques années.

Lise Tremblay

C’est à l’âge de 56 ans (juin 2007) que Lise Tremblay a appris qu’elle avait un cancer du sein. «C’est en revenant d’un voyage dans le Sud; j’étais couchée sur le ventre et là, j’ai senti que j’avais une bosse.»

Lise passe alors une batterie de tests. «Le lundi, je devenais courtier immobilier agréé et le lendemain, j’apprenais que j’avais un cancer. Quand le médecin me l’a annoncé, j’ai eu l’impression de recevoir un coup de poing dans le ventre», dit-elle en mimant le geste. «Ah oui! J’ai tout eu: l’opération, la chimio, la radio, j’ai perdu mes cheveux et tout le tralala», continue-t-elle avec un petit rire.

Si les deux femmes sont désormais guéries et non en rémission, comme se plaisent-elles à le préciser, la maladie leur a appris bien des choses.

Pour Marcelle Hazel, c’est la patience qu’elle a appris à cultiver. Pour Lise Tremblay, c’est du côté de son conjoint que s’est manifestée la découverte. «Moi, j’ai découvert un homme poule. Je n’avais jamais vu ce côté-là de mon mari!», de s’exclamer en riant Mme Tremblay.

Aujourd’hui, les deux femmes travaillent comme bénévoles au sein de la Société canadienne du cancer.

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