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Commission Charbonneau: Une élection «clés en main» à Rosemère?

La commission Charbonneau a entendu le témoignage de l’ex-solliciteur d’Union Montréal, Bernard Trépanier, les 26, 27 et 28 mars dernier. Il a affirmé avoir été l’organisateur politique d’une élection «clés en main» à Rosemère, avec l’ex-mairesse Monique Richer (2002-2005).

C’est pendant le premier jour de son témoignage, le 26 mars, que M. Trépanier a brossé un survol de ses activités où il a notamment œuvré dans la politique municipale comme organisateur politique d’élections «clés en main» et «faux bénévole» dans plusieurs villes de la région telles que Saint-Jérôme, Boisbriand et Rosemère.

Ce type d’élection, «clés en main», impliquait des firmes professionnelles d’une région qui soutenaient financièrement une équipe en élection afin qu’une fois cette dernière élue, elles puissent avoir accès aux contrats professionnels.

Cette façon de faire allait à l’encontre de la loi sur le financement des partis politiques adoptée en 1977 sous le gouvernement de René Lévesque.

L’avocat de la Commission, Denis Galant, a demandé à M. Trépanier: «C’était du bénévolat?» Ce à quoi M. Trépanier a répondu: «J’ai été payé par le parti de chacune des municipalités avec qui j’ai travaillé.»

Son témoignage se poursuivant, il a aussi déclaré qu’il avait été payé par chèque, à Rosemère. «Personne ne savait que j’étais payé, j’étais présenté comme bénévole», a-t-il également ajouté.

Son intérêt de s’impliquer dans des petites municipalités résidait dans l’opportunité de se faire des contacts. «Je faisais du développement des affaires et j’avais des relations avec les municipalités, c’était joindre l’utile à l’agréable», s’est-il justifié vers la fin de son témoignage du 26 mars.

Hélène Daneault, députée de Groulx, ex-mairesse de Rosemère (2005-2012) et ex-conseillère municipale dans l’opposition à cette époque (2002-2005), a déclaré: «C’est désolant, tout ce qu’on entend, cela porte atteinte à l’ensemble de la démocratie. C’est la confiance de la population qui est atteinte. Ça contribue au cynisme, mais il faut continuer à croire, il y a de belles choses qui se réalisent.»

Lors de ces années comme conseillère, elle affirme ne pas avoir eu connaissance du stratagème. «Je n’ai jamais vu M. Trépanier et lorsque tu ne connais pas la stratégie, ce n’est pas évident à voir passer. Rosemère n’est pas une grosse ville; il n’y a pas tant de contrats qui sont octroyés.»

Cette situation inquiète Sylvain Arsenault qui se questionne à savoir si les gens de l’époque étaient au courant de cette situation et si «cette collusion existe encore aujourd’hui? Je vais poser des questions à la Municipalité, aux gens de l’époque qui sont encore en place», a-t-il déclaré en entrevue téléphonique.

Au moment d’écrire ces lignes, la Ville de Rosemère n’avait pas retourné notre appel pour commenter la situation.

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