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Collège Lionel-Groulx: rejet de l’offre et maintien de la grève

Au terme d’une assemblée qui aura duré près de six heures

Collège Lionel-Groulx: rejet de l’offre et maintien de la grève

Réunis en assemblée, le mercredi 9 mai dernier, les quelque 2 000 étudiants du Collège Lionel-Groulx présents ont massivement rejeté l’offre du gouvernement, dans un premier temps, avant de voter en faveur du maintien de la grève générale illimitée, dans une proportion de 1 041 pour et 762 contre.

L’assemblée s’est échelonnée sur presque six heures, au cours desquelles les rappels à l’ordre, comme les interventions, ont été nombreux.

Dans les faits, ce maintien de la grève générale illimitée signifie que la date butoir pour le retour en classe fixée au préalable par la direction, soit le 14 mai, ne pourra être respectée. «C’est vrai que le nous avions une fenêtre ouverte sur le 14 mai, ce qui nous permettait de terminer la session en date du 30 juin», a convenu Yves Marcotte, directeur des communications, au lendemain de l’assemblée. Cette option ne tenant plus la route, la direction devra par conséquent, dit-il, «tabler sur un autre scénario».

Or pour l’instant, les seules certitudes sont que les étudiants devront, à la fin du conflit, reprendre les 54,3 jours manquants pour compléter la session (une session doit obligatoirement compter 82 jours, selon le Règlement sur le régime des études collégiales) et que selon la convention collective des enseignants, ces derniers doivent pouvoir bénéficier de deux mois de vacances en continu. «Je ne crois pas qu’un établissement comme le nôtre ait le pouvoir de rouvrir une convention collective. Nous avançons en terrain inconnu», a reconnu M. Marcotte.

Aucune autre date en vue d’une prochaine assemblée étudiante n’a, à ce stade-ci, été fixée.

Injonction interlocutoire provisoire

Parallèlement à cela, un jugement concernant une ordonnance d’injonction interlocutoire provisoire émise par la Cour Supérieure a été déposé en date du 8 mai 2012, en faveur des 53 demandeurs.

Le jugement ordonne au Collège Lionel-Groulx de «prendre tous les moyens appropriés, nécessaires et raisonnables, y compris le recours aux forces policières, pour que les cours auxquels sont inscrits les 53 demandeurs soient dispensés selon tout horaire à être établi par le Collège pour permettre la reprise des cours annulés depuis le 29 février 2012 et la poursuite de la session d’hiver 2012 à compter, au plus tard, du vendredi 11 mai 2012, et ce, afin d’éviter tout retard qui aurait pour conséquence de prolonger davantage la session actuellement en cours, le tout sous réserve de son pouvoir de prendre les mesures requises afin d’assurer la protection du personnel, des étudiants et de ses biens.»

Ceux et celles qui ne respecteront pas le jugement seront automatiquement passibles d’outrage au tribunal.

Du côté du Syndicat des enseignantes et enseignants du cégep Lionel-Groulx, en vertu d’une proposition adoptée le 7 mai dernier, en assemblée générale, il a été convenu que «les professeurs visés par l’injonction fassent en sorte qu’aucun des étudiant inscrit aux cours visés par l’injonction ne soit pénalisé sur le plan scolaire s’il désire continuer à participer au mouvement de grève».

Au moment d’écrire ces lignes, les cours pour ces 53 étudiants étaient censés reprendre le vendredi 11 mai, dès 8 h, selon l’horaire habituel. Une centaine d’enseignants sont touchés par ce retour en classe parcellaire qui se fera, prévoyait-on, sous escorte policière.

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