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Collège Lionel-Groulx: quand la relève agricole se conjugue au féminin

Jacinthe Couvrette et Noémie Lawlor

Collège Lionel-Groulx: quand la relève agricole se conjugue au féminin

Signe de l’émancipation indéniable des Québécoises, celles‑ci prennent de plus en plus de place dans le milieu agricole, qui était autrefois l’apanage des hommes. La preuve? Le Collège Lionel-Groulx vient de décerner ses deux bourses annuelles réservées aux finissants en production agricole à deux jeunes filles: Noémie Lawlor et Jacinthe Couvrette.

La remise des bourses a eu lieu le 29 octobre dernier, dans une petite salle de réception protocolaire du collège Lionel-Groulx, en présence de Michel-Louis Beauchamp, directeur général de l’établissement, Micheline Allard, directrice des études du Collège, et de quelques enseignants du département d’agriculture. Ces bourses ont été attribuées dans le cadre du Prix d’excellence en planification des affaires de Financement Agricole Canada.

Autour de la grande table, il y avait quatre étudiants bien nerveux qui attendaient de savoir lesquels d’entre eux seraient récompensés pour avoir su élaborer un plan d’affaires impeccable pour un projet professionnel bien personnel.

Lors de leur dernière session d’études, chacun des étudiants inscrits au programme de Gestion et technologies d’entreprise agricole devait présenter un modèle de financement d’affaires comme épreuve synthèse. Ce gros travail de session, comme l’a expliqué Mme Allard, chacun l’a élaboré avec le support d’un mentor expérimenté.

Les étudiants devaient ensuite présenter leur plan d’affaires devant un jury composé de trois personnes, lesquelles étaient chargées de choisir les deux meilleurs.

Jacinthe Couvrette s’est ainsi vu remettre la plus grosse bourse, celle de 2 500 $. Celle‑ci a décidé de prendre la relève de son père, Éric Couvrette, qui possède une ferme laitière de 100 bêtes et de 400 arpents cultivables, de même qu’une érablière, dans le secteur de Sainte-Scholastique. Mais d’ici là, elle poursuivra ses études en administration à l’université, question d’être mieux outillée pour gérer éventuellement l’entreprise familiale.

C’est donc avec détermination qu’elle a réalisé son plan d’affaires. «Nous avons vraiment travaillé fort sur ce plan, raconte-t-elle avec fierté et chèque en main. Mon père et moi, nous travaillons seuls sur la ferme. Nous envoyons 2 400 litres de lait aux deux jours. Moi, je trais les vaches, je travaille aux champs et je prends soin des animaux», tient‑elle à préciser, se considérant aussi capable qu’un homme d’effectuer ces tâches.

Noémie Lawlor, qui a reçu pour sa part une bourse de 1 500 $, prend celle‑ci comme un encouragement. La jeune fille originaire de Sainte-Adèle veut mettre sur pied un centre de zoothérapie équine pour adolescents de 12 à 18 ans, qu’elle entend baptiser L’Arche de Noémie. «On va développer l’aspect humain dans la relation entre l’humain et l’animal», explique-t-elle. Le but? «Que les adolescents connaissent des réussites», souligne la future entrepreneure, qui se donne trois ans pour démarrer son projet. D’ici là, elle entend suivre des cours de psychologie afin d’avoir le bagage académique adéquat pour développer l’aspect humain de son projet.

Le directeur Beauchamp, pour sa part, s’est dit fier des quatre étudiants finalistes. «Je suis persuadé que votre détermination à faire de l’agriculture un enjeu majeur pour votre région aura des retombées sur tout le Québec», a‑t‑il commenté.

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