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Coalition des garderies non subventionnées du Québec: le débat se transporte à Québec

Propriétaire de la garderie privée Aqua-Némo, à Blainville, et présidente de la Coalition des garderies non subventionnées du Québec, Marie-Claude Collin poursuit sa croisade en faveur de la reconnaissance, par le gouvernement Marois, des places en garderie déjà existantes dans le réseau non subventionné du Québec, et ce, avant même de considérer la construction de nouveaux CPE.

Dans un plaidoyer qui s’est transporté à l’Assemblée nationale cette semaine, Mme Collin souhaite ainsi démontrer à Pauline Marois que, contrairement à ce que cette dernière a affirmé lors de son passage à l’émission Tout le monde en parle, dimanche dernier, «le réseau des garderies privées non subventionnées n’est pas occupé à 100 %».

Chiffres à l’appui, Mme Collin, qui est également conseillère municipale à la Ville de Blainville, a fait valoir que la région des Laurentides se démarque particulièrement des autres régions avec 350 places vacantes (dont 212 dans la région des Basses-Laurentides) sur 1 988 places permises. Or, dans ce contexte, la venue annoncée de nouvelles installations subventionnées sème l’inquiétude. «Où allons-nous prendre les enfants pour occuper ces nouvelles places?» se demande Mme Collin. Il semble que la question se pose, puisque les enfants dont le nom est actuellement inscrit sur les listes d’attente des CPE sont les mêmes qui occupent déjà une place en garderie privée non subventionnée. «Est-ce à dire que dès que le parent recevra l’appel du CPE lui annonçant qu’il peut transférer dans une garderie à 7 $, il quittera la garderie non subventionnée?» soulève Mme Collin.

CPE versus garderie privée

Selon la Coalition, les coûts reliés à l’ouverture d’un CPE pour une nouvelle installation de 80 enfants seraient de l’ordre de 1,2 million de dollars en immobilier. À ce montant, il faudrait ajouter 300 000 $ en équipement. On parle donc d’un total à financer, pour les contribuables, de 1,5 million, auquel il faudra ensuite additionner la subvention quotidienne par enfant, soit 48 $, plus le 7 $ par jour déboursé par le parent. Or, pour une garderie privée subventionnée, pointe-t-on, le coût réel d’un enfant est de 37 $ par jour, également payable par le gouvernement, une différence essentiellement due, souligne-t-on, à l’immobilisation et aux équipements, entièrement, dans ce cas-ci, à la charge des propriétaires.

Enfin, la présidente de la Coalition déplore l’absence de dialogue avec la première ministre. «Aujourd’hui, nous rappelons à Mme Marois qu’il est de son devoir de faire preuve de bonne gestion des fonds publics. Prendre l’argent des contribuables pour un caprice politique n’est pas une façon adéquate. Comment Mme Marois peut-elle encore dire, aujourd’hui, que notre réseau est occupé à 100 %, alors qu’elle n’est jamais venue dans une garderie privée non subventionnée?» a-t-elle encore soulevé.

Par ailleurs, soulignons que la pétition mise en ligne par la Coalition afin de sensibiliser le gouvernement à sa cause le demeurera jusqu’au 10 février 2013. À ce jour, près de 5 000 signatures y figurent. Mme Collin en espère 10 000. Pour signer la pétition, rendez-vous sur le site de l’Assemblée nationale, au: [www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-3397/index].

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