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Claude et Claudette Paquette de Boisbriand: à 79 ans

Entourés de la mairesse de Boisbriand

Claude et Claudette Paquette de Boisbriand: à 79 ans, ils sauvent une famille

Un couple boisbriannais s’est retrouvé dans les honneurs, à l’hôtel de ville de Boisbriand, le 4 mars, pour avoir sauvé d’une mort presque certaine un couple et ses deux jeunes enfants lorsqu’un violent incendie a détruit leur maison, dans la nuit du 26 janvier.

Ils se nomment Claude et Claudette Paquette. Ils ont tous les deux 79 ans et habitent la rue Cousteau, à Boisbriand. Le 26 janvier dernier, vers 3 h du matin, Mme Paquette se réveille avec l’envie de grignoter un petit quelque chose. C’est ainsi qu’elle remarque une lueur à l’une des maisons voisines à la sienne, celle du couple Annie Jolicœur et Mourad Hamoum.

Fort inquiète et malgré sa difficulté à marcher, Mme Paquette s’empresse d’aller réveiller son mari et de l’en avertir. Alerté, celui‑ci se lève et comprend, en regardant par la fenêtre, qu’il s’agit d’un incendie. Il téléphone immédiatement au Service de sécurité incendie de Boisbriand.

N’écoutant que son bon cœur, il se dépêche de s’habiller, puis file vers la maison touchée par les flammes. Le feu a surtout touché l’extérieur, les flammes ne semblent pas avoir encore pénétré, constate‑t‑il. Comme il ne voit personne à l’intérieur ni mouvement, il sonne à la porte, puis sonne encore plus fort.

Tout le monde dormait dans la maison: le couple et ses deux jeunes enfants, Sinor et Ania, âgés de 7 et 5 ans. Personne n’a entendu le système d’alarme et pour cause, il ne s’est pas déclenché, les flammes ayant débuté à l’extérieur.

Avertis, les quatre occupants s’empressent de quitter les lieux et sont recueillis par le couple Paquette. La maison a complètement brûlé et tout le monde est sauf. Mais les Paquette et la famille Jolicœur-Hamoum ont vécu cette nuit‑là une expérience qu’ils ne sont pas près d’oublier.

En racontant l’histoire, le 4 mars dernier, les Paquette avaient tous deux les larmes aux yeux. «Je ne pensais jamais vivre ça à 79 ans. Je n’ai pas hésité: il fallait que je me rende à cette maison‑là. Il faisait ‑22 et il n’y avait pas un chat sur la rue. Tout était en feu et l’auto commençait à brûler, se remémore‑t‑il en pleurant. J’ai cogné et une petite fille pas habillée m’a répondu. On me l’a donnée dans les bras, je l’ai habillée dans mon manteau et leur ai dit de sortir le plus vite possible. Je les ai emmenés chez moi.»

«Ça m’a marqué; je ne pensais pas qu’à mon âge, je pouvais être encore utile», a commenté Claude Paquette après avoir signé le livre d’or de la Ville, dans lequel son acte de bravoure est désormais souligné tout comme celui de sa femme.

Présent, le directeur du Service de sécurité incendie de Boisbriand, Claude Prévost, a souligné le geste héroïque de M. Paquette, qui a jadis été pompier. «Nous pourrions avoir les meilleurs schémas de sécurité, il n’y a rien qui remplace l’esprit de quartier. Ça n’a l’air de rien, mais si ça n’avait pas été de sa vitesse d’intervention, il y a des gens qui ne seraient peut-être pas ici, ce soir», a‑t‑il fait remarquer.

La famille Jolicœur-Hamoum est évidemment très reconnaissante. Émus, cherchant leurs mots, ils ont remercié chaleureusement le couple Paquette. «Il n’y a rien que l’on pourrait faire et qui serait à la hauteur du geste que vous avez fait pour nous», s’est exprimée Annie Jolicœur.

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