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Citoyens au pouvoir veut implanter la démocratie participative

Chantal Lavoie (Groulx) et Jean Bastien (Blainville) portent les couleurs du parti Citoyens au pouvoir, en vue des élections provinciales du 1er octobre. (Photo Claude Desjardins)

Citoyens au pouvoir veut implanter la démocratie participative

Élections provinciales

Implanter le modèle suisse de démocratie participative, ramer à contre-courant du carriérisme politique tout en mettant véritablement et directement le pouvoir décisionnel entre les mains de la population, voilà ce que propose le parti Citoyens au pouvoir, une formation politique qui a vu le jour en 2012 et qui présentera 64 candidats, le 1er octobre.

Sur le bulletin de vote, les électeurs de Groulx et Blainville verront respectivement les noms de Chantal Lavoie et Jean Bastien, la première, résidante de Boisbriand, mère monoparentale travaillant comme enquêteure en prévention des vols et des fraudes, le second, un Filionnois œuvrant comme boucher dans un supermarché.

Tous deux en sont à une première expérience en politique active et Mme Lavoie, qui fut militante au sein du Bloc québécois, dit avoir déchanté de la politique en faisant le constat, dit-elle, que tous les partis se ressemblaient.

Le modèle suisse

C’est donc tout à fait par hasard qu’elle a fait la découverte du parti Citoyens au pouvoir, dont le chef intérimaire se nomme Stéphane Blais, comptable agréé et bachelier en science politique. «Quand j’ai pris connaissance de la plateforme, je me suis dit que c’est ce qu’il nous fallait au Québec. Il faut que les citoyens reprennent le pouvoir» , dit-elle.

«Dans les autres partis, ils prennent les décisions pour nous, sans nous consulter. C’est une demi-démocratie» , renchérit-elle, alors que son collègue Jean Bastien dépeint le projet de son parti comme étant le modèle inverse. «En ce moment, on élit des gens qui prennent des décisions à notre place pendant quatre ans. De notre côté, nous allons proposer des choses et c’est le peuple qui décidera» , résume-t-il.

Selon M. Bastien, ces consultations se feraient par la poste, via Internet ou au besoin, dans des lieux publics. «En Suisse, ils font des consultations nationales et cantonales (par région), ce qui est tout à fait logique. Si on importait le modèle, les consultations ne seraient pas nécessairement les mêmes à Montréal et en région» , poursuit le candidat, précisant que la nation helvète est consultée de la sorte six à sept fois par année. On consulte les gens autant sur des enjeux majeurs que pour le simple aménagement d’une piste cyclable, dit-il.

«Dans Groulx, nous manquons de logements subventionnés pour les familles» , estime Chantal Lavoie qui verrait bien la chose faire l’objet d’une consultation. Pour son collègue de Blainville, le prolongement de l’autoroute 19 jusqu’à Bois-des-Filion demeure un enjeu vital.

Points d’ancrage

Celui-ci énumère les points d’ancrage de Citoyens au pouvoir, qui outre la démocratie directe, concernent la rédaction d’une nouvelle constitution, la transparence totale de l’État, l’anticarriérisme politique (des mandats de quatre ans sans prime de départ ni pension à vie), la décentralisation des pouvoirs vers le citoyen, la saine gestion des deniers publics, la protection du citoyen, la liberté d’expression et la responsabilisation individuelle.

Le sujet de l’immigration étant à la mode, par les temps qui courent, le parti préconise que la démarche en soit une sélective et qu’elle privilégie l’interculturalisme. «Il faut s’assurer d’abord que les gens veulent s’intégrer à notre société» , insiste M. Bastien, pour qui le multiculturalisme est «un leurre et un cancer» puisqu’il favorise les clivages. «Dans la jungle, les espèces ne se mêlent pas entre elles, elles se mangent. C’est ça, le multiculturalisme» , image-t-il.

Les médias

«Nous proposons un gouvernement intègre et transparent. Il y a trop de magouilles» , poursuit Mme Lavoie, qui illustre bien la rupture du lien de confiance entre son parti et la forme de gouvernance actuelle.

Par ailleurs, le parti Citoyens au pouvoir affiche une méfiance ouverte à l’égard des médias qui «manipulent et modulent trop souvent l’information en vue d’atteindre les objectifs propres de leurs propriétaires» , tel qu’on peut le lire sur sa plateforme. Ainsi, un gouvernement «citoyen» proposerait l’élection, au suffrage universel, de «journalistes libres» , qui auraient le mandat de desservir la population pendant huit ans. Tout organisme de presse souhaitant recevoir de l’aide de l’état aurait l’obligation de leur consentir un espace dans leur publication.

Le gros bon sens

Le parti ne s’affiche ni à droite, ni à gauche, ni au centre, bref, refuse toute étiquette qui pourrait fausser ou biaiser les perceptions. «J’aimerais que la population dise de nous que nous sommes des gens de bonne volonté. Nous sommes dans le centre du gros bon sens» , tranche Jean Bastien.

Il faut savoir, par ailleurs, que Bernard Gauthier, dit «Rambo» , que le grand public connaît pour ses activités syndicales controversées sur la Côte-Nord, particulièrement pour un épisode houleux où il fut question d’actes d’intimidation, fut momentanément le porte-parole du parti.

Mais pour tout savoir sur Citoyens au pouvoir, rien ne vaut une visite sur leur site Web. «Un parti, c’est un levier. Ce n’est pas le parti qui est important, mais la cause qu’il défend, c’est-à-dire la démocratie» , suggèrent Jean Bastien et Chantal Lavoie.

 

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