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Source CNESST

Chute mortelle chez Plaisirs Gastronomiques: la CNESST dévoile les conclusions de son enquête

La CNESST rend aujourd’hui publiques les conclusions de son enquête sur l’accident de travail ayant coûté la vie à Jean-François Guénette, électromécanicien pour l’entreprise Plaisirs Gastronomiques inc., le 8 octobre 2020, à Boisbriand.

Chronologie des événements

Le 8 octobre 2020, M. Guénette se trouvait à l’usine et devait poursuivre les travaux entrepris par l’équipe de jour pour le remplacement d’une pompe située dans l’entretoit du bâtiment. Pour ce faire, il s’est rendu dans l’entretoit, accompagné d’un superviseur, et s’est approché de la zone de travail où une section de plancher avait été prédécoupée par l’équipe un peu plus tôt dans la journée. C’est alors que le travailleur a mis le pied sur la section prédécoupée, qui était recouverte par un panneau isolant, et que celle-ci a cédé sous son poids, l’entraînant dans une chute de 4,57 mètres. Les secours ont été appelés sur les lieux, où le décès du travailleur a été constaté.

Causes de l’accident

L’enquête a permis à la CNESST de retenir deux causes pour expliquer l’accident. D’abord, le travailleur a fait une chute de 4,57 mètres à partir de l’entretoit d’un bâtiment après qu’un panneau prédécoupé sur lequel il se trouvait eut cédé. Et deuxièmement, la méthode de travail, utilisée pour installer une nouvelle pompe à partir de l’entretoit du bâtiment, ne permettait pas de prévenir la chute de travailleurs.

À la suite de l’accident, la CNESST a interdit à Plaisirs Gastronomiques inc. la poursuite des travaux dans l’entretoit du bâtiment. Elle a ordonné la fermeture du local situé sous la section du panneau prédécoupé et a demandé une procédure de travail sécuritaire. L’employeur s’étant conformé à ces exigences, les travaux ont pu reprendre.

Comment éviter un tel drame

Pour prévenir les accidents liés à des ouvertures dans les planchers, des solutions existent. Toute ouverture susceptible de causer un accident doit être ceinturée par un garde-corps ou recouverte par un couvercle pouvant supporter une charge d’au moins 2,4 kN/m2. Ces éléments peuvent être remplacés pendant l’exécution d’un travail par une barrière, un tréteau ou une ligne d’avertissement s’ils gênent l’exécution de celui-ci.

En vertu de la loi, l’employeur est tenu de prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique de ses travailleurs. Il a également l’obligation de s’assurer que l’organisation du travail ainsi que les équipements, les méthodes et les techniques pour l’accomplir sont sécuritaires.

Les travailleurs doivent faire équipe avec l’employeur pour repérer les dangers et mettre en place les moyens pour les éliminer ou les contrôler.

Suivis de l’enquête

La CNESST transmettra les conclusions de son enquête au Conseil de la transformation alimentaire du Québec, à l’Association des manufacturiers de produits alimentaires du Québec et à l’Association Nationale des Industries Alimentaires, afin que leurs membres en soient informés.

De plus, le rapport d’enquête sera diffusé dans les établissements de formation offrant le programme d’études Électromécanique des systèmes automatisés pour sensibiliser les futurs travailleurs.

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