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Des représentantes des Mères au front de Rosemère se sont rendues au bureau du député de Rivière-des-Mille-Îles, Luc Desilets, afin de le sensibiliser à leur mouvement.

Une lettre, un certificat-cadeau, les 101 idées pour la transition et plusieurs dessins d’enfants du coin ont été symboliquement remis au député.

Changements climatiques: les Mères au front réclament des actions plus ambitieuses

Pour souligner le premier anniversaire de la réélection du premier ministre Justin Trudeau et du gouvernement, les Mères au front de Rosemère et des Basses-Laurentides se sont mobilisées lors d’une «vigile pour la suite du monde», le but étant de rappeler aux élus que des milliers de mères et de grands-mères surveillent leurs actions et dénoncent leur manque de courage politique pour lutter contre la crise climatique et écologique.

Le 21 octobre, des représentantes des Mères au front de Rosemère se sont rendues au bureau du député de Rivière-des-Mille-Îles, Luc Desilets, afin de le sensibiliser à leurs revendications.

«Nous aurons l’occasion d’échanger avec M. Desilets dans les prochains jours afin de parler du mouvement et de discuter des façons d’implanter les 101 idées pour la transition», précisent les participantes.

Des gestes forts demandés

Bien qu’elles reconnaissent que le gouvernement fédéral ait posé certaines actions (imposition d’une taxe sur le carbone, investissements dans le transport en commun et les infrastructures vertes, interdiction de certains plastiques à usage unique, plantation de deux milliards d’arbres), les Mères au front estiment que celles-ci sont insuffisantes et incohérentes devant l’ampleur de la crise écologique et climatique actuelle.

«Nous demandons au gouvernement de mettre un terme à toutes subventions au secteur des énergies polluantes, cela comprend d’abandonner immédiatement le projet de réfection du pipeline TransMountain et d’injecter les 12,6 milliards de dollars de fonds publics gaspillés dans ce projet pour soutenir directement les travailleurs du secteur pétrolier et leurs communautés», insiste Jena Webb, représentante du groupe Mères au front de Rosemère.

«La plus grande richesse naturelle du Canada n’est ni son pétrole ni son gaz, mais ses citoyens et citoyennes dans un environnement sain. Nous avons des compétences et des connaissances extraordinaires et surtout une capacité à innover et à coopérer solidairement comme peu de pays dans le monde. Mettons ces forces au service du bien commun; utilisons-les pour protéger l’avenir des enfants sur Terre», fait valoir Béatrice Loubier, également impliquée dans le mouvement citoyen Mères au front de Rosemère.

Les solutions existent

Selon Mme Webb, la crise sanitaire est une occasion de se réinventer, de revoir les priorités et de réfléchir à ce qui compte vraiment. «Les Mères au front demandent une relance économique juste et verte qui réponde aux besoins humains dans le respect des limites des écosystèmes. La relance doit passer par le réaménagement de nos milieux de vie, l’agriculture biologique régénératrice locale, la réduction du gaspillage (notamment alimentaire), l’économie circulaire, l’efficacité énergétique, le transport collectif, la rénovation et la construction écologiques, la production d’énergies renouvelables, l’économie sociale, etc.», dit-elle.

En soutien à la cause, des vigiles ont eu lieu dans 11 villes/régions du Québec: Lanaudière, Longueuil, Montréal, Plessisville, Prescott-Russell, Québec, Rosemère, Rouyn-Noranda, Sherbrooke, Saint-Jean-sur-Richelieu et Val-d’Or.

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