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Cérémonie à la mémoire des victimes de Polytechnique

Photo Geneviève Blais

Les participantes ont, tour à tour, allumé une chandelle en mémoire de chacune des victimes de Polytechnique.

Photo Geneviève Blais

Cynthia Sardou a livré un poignant témoignage.

Cérémonie à la mémoire des victimes de Polytechnique

Au Centre Rayons de femmes

L’image est forte, le geste très symbolique. Quatorze chandelles allumées, quatorze roses blanches, et devant chacune d’entre elles, un nom, celui de chacune des victimes de la tuerie de Polytechnique Montréal.

Comme elle le fait chaque année, l’équipe du Centre Rayons de femmes Thérèse-De Blainville a organisé le 11 décembre dernier une cérémonie afin de commémorer le souvenir de ces 14 jeunes femmes qui sont tombées sous les balles de Marc Lépine, le 6 décembre 1989.

«On ne veut pas que ce genre d’événements se reproduise et on est mobilisées contre la violence faite aux femmes et aux filles. Ce n’est pas banal. Ça vient nous chercher profondément dans notre nature humaine, dans notre condition de femme» , soutient la responsable des actions collectives et de la mobilisation, Danielle Bellange.

Pour l’occasion, le Centre a également reçu la journaliste et écrivaine Cynthia Sardou qui a livré un témoignage empreint de vie et d’espoir. Il y a exactement 20 ans, alors qu’elle demeurait encore en France, elle a été victime d’un kidnapping, tentative de meurtre avec préméditation et viol en réunion. «J’ai personnellement appris à vivre avec le drame tout au long de ces années et à continuer dans cette quête du bonheur» , a-t-elle dit, lançant un message de rédemption à toutes les victimes de violence, les survivants et leurs familles.

Comme elle est la fille du célèbre chanteur français Michel Sardou, son histoire a été fortement médiatisée dans son pays natal. Plutôt que d’entrer dans les détails de cette terrible soirée de Noël 1999, Cynthia Sardou a insisté sur l’importance de continuer à vivre, malgré tout, et de profiter de chaque instant. «La vie est courte, ne tient qu’à un fil, mais elle mérite d’être vécue» , a-t-elle fait valoir.

Son propos a eu un fort écho auprès des membres du Centre Rayons de femmes qui ont d’ailleurs poursuivi la conversation en table ronde durant l’après-midi. Une vingtaine de participantes ont pris part à cet événement, le dernier d’une série s’inscrivant dans le cadre de la campagne nationale des 12 jours d’action contre les violences faites aux femmes.

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