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Caserne de pompiers de Sainte-Thérèse: des graffitis plein les murs

Devant le logo de l’Association des pompiers de Sainte-Thérèse, Carl Corriveau, pompier, Nicolas Girouard, muraliste et élève pompier, et Stéphane Dufour, chef de division.

Caserne de pompiers de Sainte-Thérèse: des graffitis plein les murs

Si graffiti rime, la plupart du temps, avec vandalisme, sachez que la démarche effectuée dans le cas de la caserne de pompiers de Sainte-Thérèse représente tout ce qu’il y a de plus artistique.

Les graffitis, qui occupent deux murs de la caserne, résultent en fait d’une mobilisation de tous les pompiers et de leur désir de se doter d’une caserne à leur image. «L’idée nous a été proposée lors de notre réunion générale, en décembre 2011», relate le pompier Carl Corriveau.

C’est lui, de concert avec son chef de division, Stéphane Dufour, qui a présenté le projet, d’abord à la cinquantaine de pompiers de la caserne, puis à l’état-major du Service de sécurité incendie et enfin, à la Ville de Sainte-Thérèse pour autorisation.

Entre-temps, grâce à des recherches effectuées, notamment sur Internet, MM. Corriveau et Dufour ont trouvé d’autres casernes de pompiers, à Montréal, dont les murs avaient été peints. Tous portaient la signature du muraliste Nicolas Girouard. Il n’en fallait pas plus pour que prenne forme le projet, d’abord sur papier, ensuite sur les murs beiges de la caserne.

«Au départ, on voulait juste faire un mur», indique M. Dufour. Or, les idées ont été tellement nombreuses que rapidement, le projet a pris de l’ampleur et ce sont deux murs de la caserne qui ont finalement été peints. «On voulait voir les couleurs de la Ville de Sainte-Thérèse, on voulait aussi voir notre logo, puis celui de l’Association des pompiers de Sainte-Thérèse», énumère M. Corriveau.

Une intervention de pompiers est également représentée, de même que la toute première caserne de pompiers de Sainte-Thérèse, érigée en 1855, et une partie du Village de Sainte-Thérèse, avec son église et le collège Lionel-Groux. Au total, quelque 60 heures auront été nécessaires à Nicolas Girouard pour la réalisation des deux murales.

Au-delà de la réalisation du projet, c’est aussi un sentiment d’appartenance accru qui ressort de cette démarche, de même que la fierté d’avoir collectivement mené à terme ce projet. «On s’est approprié notre caserne, laisse tomber M. Corriveau. Ce projet, c’est le nôtre.» De fait, la cinquantaine de pompiers et cadres qui constituent le Service incendie de la Ville de Sainte-Thérèse ont tous personnellement contribué à la concrétisation du projet. «On aurait aimé que la Ville contribue financièrement au projet, mais on n’a pas eu la réponse souhaitée», déplore toutefois M. Dufour.

De muraliste à pompier

Grand artisan derrière ces deux murs de graffitis, Nicolas Girouard a fait ses premières armes comme muraliste dans les casernes de pompiers, Sainte-Thérèse étant la cinquième à son actif. «Le dessin, c’est ma passion», souffle celui qui a aussi étudié la comptabilité au cégep.

Or, si son premier contact avec les pompiers (ceux de la caserne 19, à Montréal, il y a quelques années) résulte d’un concours de circonstances, c’est sa passion pour le dessin qui l’a directement mené vers une destination au départ insoupçonnée, c’est-à-dire l’Académie des pompiers de Mirabel. «J’ai décidé de devenir pompier moi aussi», indique-t-il.

Bien que la caserne de pompiers de Sainte-Thérèse ne soit, règle générale, pas ouverte au public, notez qu’il est tout de même possible d’aller jeter un œil sur les murales lors de l’activité Portes ouvertes, à l’automne, et lors de la collecte de sang, en juin. «Quand les camions sont dehors, les gens peuvent aussi entrer et venir nous rencontrer», ajoute M. Corriveau.

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