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Camps de jour Kangourou et maisons de répit: Désirée… comme des centaines d’autres

Dans quelques mois à peine s’amorcera pour cette jeune fille discrète

Camps de jour Kangourou et maisons de répit: Désirée… comme des centaines d’autres

Cet été, 90 étudiants seront à l’emploi de la Société de l’autisme des Laurentides, à titre de moniteurs dans l’un des deux camps de jour Kangourou, à Deux-Montagnes et Saint-Jérôme. Leur travail? Accompagner les quelque 115 enfants qui y prendront part, pour un ratio, dans la majorité des cas, de un pour un.

Depuis 1998, ce sont plus de 500 étudiants qui ont travaillé à l’un ou l’autre des camps de jour de la Société de l’autisme des Laurentides. Parmi eux, Désirée Fauteux, une élève de la 5e secondaire de l’école secondaire Rive-Nord, dont le petit frère Émile, 10 ans, est atteint du syndrome d’Asperger, un trouble du spectre autistique. «C’est par lui que j’ai connu les camps Kangourou», indique celle qui vient tout juste de souffler ses 17 bougies.

L’été dernier, après une formation pour l’accompagnement d’une personne autiste d’une durée de trois jours, Désirée est devenue monitrice au camp de jour Kangourou de Deux-Montagnes. Dès sa première journée, se rappelle-t-elle, elle a aimé son travail. «J’ai tout de suite aimé le contact avec ces gens. Souvent, ils sont angoissés et plusieurs ont des tics nerveux. Mais tu apprends vite à les connaître», relate-t-elle.

En 2012, le coût rattaché aux camps s’est élevé à 215 000 $, dont 195 000 $ ont servi à défrayer l’accompagnement. Pour chaque enfant inscrit à temps complet, c’est-à-dire six semaines, une facture de 1 325 $ est émise aux parents. Pour le reste, la Société de l’autisme des Laurentides peut compter sur les subventions offertes par Placement carrière et le Centre de réadaptation du Florès, ainsi que sur le soutien de la Fondation autisme Laurentides qui contribue, bon an mal an, à hauteur d’environ 30 000 $.

Maisons de répit

Une fois l’été terminé, Désirée a eu envie de poursuivre son travail auprès des enfants autistes et a commencé un nouvel emploi, cette fois à titre de monitrice au répit, à raison d’un week-end sur deux. «J’aime l’ambiance. Les jeunes qui viennent en répit sont souvent les mêmes et ils savent qu’ils viennent là pour s’amuser», croit-elle. Ce qu’elle aime de son travail? Le fait que tous ces enfants soient différents, au-delà des similitudes de leur diagnostic et de leur âge (de 5 à 24 ans), et leur spontanéité. «C’est une expérience spéciale, différente, selon chaque personne», résume la jeune fille.

Au final, c’est aussi toute sa relation avec son frère Émile qui s’en trouve aujourd’hui embellie. «Ma relation avec Émile a beaucoup changé. J’ai appris comment lui parler», ajoute-t-elle.

La Société de l’autisme des Laurentides dispose de deux maisons de répit, l’une à Saint-Jérôme, qui sert également de siège social, et l’autre à Blainville. Depuis novembre 2008, la Maison de répit de Blainville accueille entre quatre et six enfants autistes par fin de semaine, à raison de 40 week-ends par année.

«Les demandes pour le répit sont grandes. Même si on avait quatre maisons de répit, on afficherait complet», indique le directeur de la Société, Sylvain St-Onge. Il en coûte 40 000 $ par année à la Société pour assurer l’accompagnement au répit pour la seule maison de Blainville.

Quant à Désirée, elle compte bien poursuivre son travail auprès des enfants autistes le plus longtemps possible. «Je sais que je ne travaillerai pas toujours avec ces enfants. En même temps, je ne peux pas imaginer ma vie sans eux. Je crois que d’une façon ou d’une autre, je vais toujours garder contact», souffle-t-elle.

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