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Boisbriand: vent de contestation sur la présence de Patrick Thifault

En décidant qu’il siégerait dorénavant comme indépendant au conseil municipal de Boisbriand, Patrick Thifault n’a pas reçu l’aval de tous, loin de là. L’opposition et une poignée de citoyens ont manifesté leur désapprobation lors de la dernière séance du conseil, le 5 mars dernier.

Après avoir annoncé publiquement le nouveau statut du conseiller Thifault, le jour précédent, la mairesse Marlene Cordato a pris quelques minutes en début d’assemblée pour expliquer la situation aux citoyens présents dans la salle, en l’absence de Patrick Thifault, prenant soin d’ajouter qu’un conseil composé de quatre contre quatre rendrait les discussions forts difficiles, surtout au moment d’un vote.

Cette précision n’a toutefois pas eu l’air de convaincre un groupe de quatre jeunes citoyens venus contester la légitimité de M. Thifault au sein du conseil municipal. Deux d’entre eux ont profité de la première période de questions réservée à l’assistance pour s’exprimer.

«Pourquoi peut-il rester membre du conseil? Il pourrait siéger sur les comités malgré les allégations du passé?», a demandé l’un d’eux à la mairesse de Boisbriand.

«Ce n’est pas de mon ressort de demander la démission de Patrick Thifault. C’est une décision qui appartient aux citoyens», a fait valoir Mme Cordato.

Visiblement insatisfaite de cette réponse, une jeune citoyenne du groupe a demandé à Mme Cordato de quels moyens disposaient les citoyens pour réclamer la démission du conseiller Thifault. «Et s’il se représente aux prochaines élections, est-ce que le conseil va l’accepter dans ses rangs?» a-t-elle insisté.

«S’il décide de se représenter, ça ne m’appartient pas. C’est aux citoyens de choisir», lui a répondu la mairesse.

Quant aux membres de l’opposition, leur réaction est survenue au moment où la mairesse Cordato allait annoncer leur nomination à l’un des comités.

Les quatre conseillers de l’opposition ont alors fait front commun contre la présence du conseiller Thifault sur l’un ou l’autre des comités, surtout sur le comité consultatif d’urbanisme. «C’est un comité stratégique. Un poste privilégié où les gens (qui y siègent) ont accès à des informations privilégiées», a fait remarquer le conseiller Gilles Sauriol.

De concert, Gilles Sauriol et Mario Lavallée ont offert à la mairesse de siéger sur l’un des comités sans percevoir le salaire y étant habituellement attribué, pourvu que celle-ci écarte le conseiller Thifault des comités.

La nomination aux comités et commissions inscrite à l’ordre du jour a finalement été retirée, non sans avoir donné lieu à un cafouillage au moment du vote, celui-ci ayant été partagé à égalité.

À la toute fin de la séance, Mme Cordato est revenue sur le 50 000 $ versé par la firme d’ingénierie Roche à Génius après avoir obtenu le contrat de réfection de l’usine d’épuration. «On s’assure que tout soit fait pour que justice soit rendue et j’ai demandé à nos procureurs que les sommes payées soient recouvertes si elles ont été payées en trop», a indiqué la mairesse de Boisbriand.

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