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Boisbriand: Patrick Thifault réfléchit à son avenir politique

Le conseiller Patrick Thifault dit vouloir prendre le pouls de la population avant de décider de son avenir politique.

Boisbriand: Patrick Thifault réfléchit à son avenir politique

Démissionnera-t-il ou pas? Malgré les pressions exercées sur lui, Patrick Thifault veut se donner du temps avant de prendre une décision impliquant son avenir politique municipal. Il réfléchit et tient surtout à savoir ce qu’en pensent ses citoyens, ceux qui l’ont élu à titre de conseiller.

Encore sous le choc des déclarations de Michel Lalonde à la commission Charbonneau et des attaques des membres de l’opposition, Patrick Thifault a attendu une semaine avant de livrer publiquement sa version des faits. Il a d’abord rencontré les journalistes, quelques heures avant la séance du conseil, mardi dernier, puis s’est ouvert aux citoyens qui s’y sont présentés, en soirée.

Quant aux conseillers de l’opposition, qui l’ont publiquement discrédité et ont préféré acheter la version assermentée de Michel Lalonde, il les attendait de pied ferme… avec une mise en demeure. Lyne Levert, David McKinley, Gilles Sauriol et Mario Lavallée en ont pris acte en arrivant à l’Hôtel de ville pour la séance du conseil municipal.

Pour Patrick Thifault, une chose demeure certaine: sa faute est d’avoir accepté de l’argent d’un ami de longue date duquel il ignorait pas mal de choses. Et il l’a répété, ce n’est pas une somme de 15 000 $ que lui a versée Michel Lalonde, mais bien de 3 000 $. C’est aussi ce qu’il a déclaré aux enquêteurs de l’Escouade Marteau, avec lesquels il dit collaborer de son plein gré, tout comme avec ceux de la Commission Charbonneau.

L’argent qu’il a accepté de Michel Lalonde, c’est une erreur de jugement, admet le conseiller Thifault. «Je l’ai l’a fait à titre personnel, précise-t-il. Michel Lalonde, c’est un ami de longue date et c’est pourquoi j’ai accepté l’argent. Il était alors président de l’Association des ingénieurs en construction du Québec. On se faisait confiance», a souligné Patrick Thifault.

La transaction qui a soulevé la controverse est survenue durant l’été 2009, a ensuite raconté celui-ci. Le voyant sur le point d’entamer sa campagne électorale pour le poste de conseiller, Michel Lalonde lui a dit : «Je sais que tu ne travailleras pas beaucoup dans les prochains mois, alors prends ça (les 3 000 $), ce n’est pas beaucoup, mais ça va t’aider», rapporte M. Thifault, qui assure ne lui avoir rien demandé pour lui-même ni pour la campagne électorale.

«Je regrette d’avoir pris cet argent. Ça porte un nuage noir au-dessus de ma tête et sur celles de mes collègues et de la mairesse. Je le regrette infiniment. Jamais je n’aurais pensé que ça puisse prendre cette ampleur. J’étais loin de me douter que Michel Lalonde était derrière tout cela (financement politique et corruption)», a indiqué M. Thifault. 

«Michel Lalonde ne m’a jamais rien demandé en retour, ni directement ni indirectement. Ça n’a jamais influencé mes décisions concernant le Groupe Séguin», affirme le conseiller.

En entendant les allégations du PDG de Genius à son sujet, devant la juge Charbonneau, il dit être resté pétrifié. «Ça m’a fait beaucoup de peine. J’étais estomaqué. Michel Lalonde, c’était le président de l’Association des ingénieurs en construction du Québec», dit-il. «Je n’ai jamais mentionné le nom de Cima +», souligne-t-il.

Si cette affaire le bouleverse, elle affecte également sa famille, dit-il. «Dans les prochaines semaines et les prochains mois, je vais réfléchir à tout cela pour prendre les meilleures décisions.» Il tient aussi à rencontrer les citoyens. «Je veux savoir ce que mes concitoyens pensent de moi. Ce sera à eux de juger

«Si j’avais su que cette bataille (pour dénoncer le système de malversation) allait être comme ça, je ne me serais jamais lancé dans cela», a lancé M. Thifault.

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