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Boisbriand: malaise autour du libellé «Communauté juive»

Un membre de la communauté juive, Max Lieberman, a profité de l’assemblée du conseil municipal de Boisbriand, mardi dernier, pour venir adresser son inquiétude face à l’utilisation péjorative, estime-t-il, du libellé «Communauté juive» dans le dossier de la taxe d’eau impayée.

«Vous donnez l’impression que ce sont les Juifs qui n’ont pas payé leurs taxes alors que le litige ne concerne qu’un seul compteur d’eau dans la communauté», a-t-il fait valoir à la mairesse Marlene Cordato.

La mairesse s’est défendue d’utiliser à mauvais escient le libellé qui, selon elle, n’englobe que les six corporations impliquées dans le litige, à savoir Le Grand Séminaire Rabbinique Tash de Montréal; Le Collège Rabbinique de Montréal Oir Hachaim D’Tash; La Coopérative d’Habitation Lumière de la Vie de Boisbriand; La Corporation d’Habitation Lumière de la Vie; La Coopérative d’Habitation Centre de la Foi Éternelle; et Tasher Congregation. «Jamais on ne vise les individus», a-t-elle soutenu.

M. Lieberman a aussi laissé entendre que la mairesse aurait tout avantage à mettre un terme au litige qui se traduit par des milliers de dollars en frais juridiques. Ce à quoi la mairesse a répondu que la balle était plutôt dans le camp de la communauté. «C’est vous qui amenez le dossier en appel alors qu’on a un jugement en faveur de la Ville pour payer le montant dû», a-t-elle pointé.

Rappelons qu’en avril dernier, les six corporations, identifiées sous le vocable Communauté Oir Hachaim et als, ont été sommées par le Tribunal de la Cour du Québec de régler la facture de taxe d’eau impayée depuis 2005, soit la somme de 1 353 141,75 $, plus les frais d’intérêt.

Devant leur intention d’interjeter appel, la Ville a résolu, le 5 juillet dernier, «de mandater l’étude Dunton Rainville, avocats, à représenter la Ville de Boisbriand auprès de la Cour d’appel du Québec dans le dossier l’opposant à Communauté Oir Hachaim et als, à intenter toutes les mesures nécessaires afin de protéger les intérêts de la Ville suite à l’inscription en appel par la Communauté du jugement rendu par la Cour du Québec et autoriser ces mêmes procureurs à prendre toute mesure conservatoire y compris la publication d’hypothèques légales pour voir à l’exécution et/ou la publicité du jugement rendu par la Cour du Québec.»

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