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Blainville: mise au point sur le décorum entourant la période de questions

Si les dernières séances du conseil de Blainville ont donné lieu à des échanges parfois coriaces entre des citoyens et certains conseillers municipaux, le directeur des services juridiques et greffier de la Ville, Claude Bertrand, a profité de la première séance de l’année 2013 pour ramener tout ce beau monde à l’ordre.

«Ce sont mes doléances personnelles. Sans vouloir jouer subjectivement dans les intentions des gens, je crois qu’une mise au point s’impose», a-t-il débuté.

D’abord, il faut savoir que la période de questions d’une assemblée, réglementée dans son ensemble par la Loi sur les cités et villes, se déroule à Blainville en deux temps, soit une première période de 30 minutes, tenue à mi-chemin de l’ordre du jour, et une seconde, également de 30 minutes, tenue à la fin de la séance.

C’est au cours de ces périodes que chaque citoyen peut se prévaloir de son droit de parole en posant un maximum de deux questions, environ cinq minutes étant réservées à chacune des interventions.

Or, constate le greffier, ces directives ont plus ou moins été respectées lors des dernières séances, particulièrement celles tenues en novembre et décembre 2012, ce qui a eu pour effet d’étirer indûment les assemblées jusqu’à tard en soirée.

«Ces longues séances, à mon avis, ne rencontrent pas les objectifs d’une séance du conseil municipal. J’ai un grand respect pour les citoyens et la qualité des interventions qu’ils font, mais je dois aviser que l’application de la loi se fera désormais de façon plus rigoureuse», a-t-il souligné, ajoutant au passage qu’une période de questions ne devrait jamais, et en aucun temps, devenir prétexte à «une joute oratoire entre citoyens et élus».

M. Bertrand a émis le souhait que les périodes de questions qui auront lieu en 2013 se déroulent sereinement, afin que chaque citoyen s’y sente suffisamment à l’aise pour poser ses questions et obtenir des réponses.

Année électorale

Présent dans la salle, le candidat à la mairie et chef du parti Mouvement Blainville, Florent Gravel, s’est alors prévalu de son droit de parole pour demander au maire si ces directives s’adressaient aussi à Guy Frigon et Normand Dupont, deux conseillers municipaux qui n’ont justement pas hésité à mettre leur grain de sel lors des échanges en question, relativement à une rencontre qui serait survenue entre le conseiller municipal Louis Lamarre, Florent Gravel et un proche de Lino Zambito, en août 2009. «Il faudrait aussi avertir Normand Dupont que s’il se mord la langue, il pourrait s’infecter sérieusement», a prévenu M. Gravel.

À son tour, le président de l’assemblée, nommément le maire François Cantin, a profité de la tribune pour souligner que bien que l’année 2013 soit une année électorale, les périodes de questions ne devraient jamais servir les intérêts partisans, des élus comme des citoyens, et qu’aucun échange électoral n’y sera toléré.

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