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Autre revers pour Sainte-Anne-des-Plaines: la désobéissance civile comme solution?

Excédé par les refus et la montagne de bureaucratie qui semble aspirer tous les dossiers présentés par Sainte-Anne-des-Plaines

Autre revers pour Sainte-Anne-des-Plaines: la désobéissance civile comme solution?

Las, fatigué, écœuré, excédé. Voilà comment se sent le maire de Sainte-Anne-des-Plaines, Guy Charbonneau. Alors que le Québec navigue en pleine campagne électorale, M. Charbonneau dit en avoir assez des promesses brisées, des paroles qui s’envolent au lendemain d’une élection et de la bureaucratie à outrance. «L’intégrité, cela se mesure aussi par des promesses tenues», a‑t‑il tonné.

Aux dernières élections, en septembre 2012, rappelle-t-il, le candidat péquiste Bernard Généreux avait publiquement promis que Sainte-Anne-des-Plaines aurait accès à la SQ et à la Politique nationale de la ruralité (PNR). Il n’a pas été élu. Reste que Pauline Marois avait déclaré, dans le Nord Info du 18 août 2012: «Je suis tout à fait à l’aise avec la position de M. Généreux et je l’appuie. Dites au maire Charbonneau que c’est confirmé par la chef.»

«Mon père m’a toujours dit que l’aîné, dont je suis, doit toujours prêcher par l’exemple. Pour une première ministre, ça vaut quoi, un engagement? Qui pilote l’avion au Québec? Les fonctionnaires?» a‑t‑il soulevé avant de prévenir: «Le navire SADP prend l’eau. Je serai le dernier à quitter le navire. Mais que reste-t-il comme solution? Aller porter les clés de la municipalité à Québec? La désobéissance civile?»

Lundi après-midi, devant médias, élus, employés municipaux et citoyens, le maire a raconté comment, la semaine précédente, il avait appris indirectement l’exclusion de sa municipalité de la PNR, un refus qu’il ne s’explique pas et qui survient après celui de la Commission de la protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ), en septembre 2012, d’autoriser l’exclusion de 94 hectares de terre situés en zone agricole.

«C’est la goutte qui fait déborder le vase», a‑t‑il lancé. Pourtant, dit‑il, le dossier ne pouvait être mieux étoffé et appuyé. «Nous avions des résolutions d’appui de la MRC de Thérèse-De Blainville, de la CRÉ des Laurentides, de Solidarité rurale du Québec, de l’UMQ, de la FQM, et même de la CMM. J’ai mené de multiples représentations auprès du ministre Sylvain Gaudreault, du ministre délégué à la PNR, Gaétan Lelièvre, ainsi que du député responsable de la région des Laurentides, Sylvain Pagé, qui a supporté activement nos représentations. On nous disait qu’on allait moduler les critères de la nouvelle PNR et que, vraisemblablement, nous y serions inclus», a‑t‑il plaidé.

Même son de cloche dans le dossier de la police, complètement embourbé, déplore‑t‑il, et systématiquement bloqué par la bureaucratie.

Appel aux candidats

Dans une ultime tentative d’envisager un meilleur avenir pour sa ville, le maire somme les candidats en lice de s’engager formellement, par écrit, d’ici dimanche prochain, face aux cinq dossiers prioritaires de Sainte-Anne-des-Plaines: accès à la PNR; piste cyclable interrégionale; route 335; dossier dézonage et celui de la police. «Je suis très politisé, mais très peu partisan. Vous comprendrez que si je devais voter aujourd’hui, je serais obligé de voter contre et non pas pour un parti, ce qui va à l’encontre de mes principes», a‑t‑il conclu.

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