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CHSLD Blainville, Drapeau Descambault

Marie-Paule Filion et Mélanie Lepage. (Photo Christian Asselin)

Mélanie Lepage, gestionnaire au CHSLD de Blainville. (Photo Christian Asselin)
Marie-Paule Filion et Mélanie Lepage. (Photo Christian Asselin)

Au CHSLD de Blainville: «Je me sens comme une princesse!», dit une résidente

Finir ses jours dans un CHSLD revêt maintenant une tout autre signification. Depuis l’ouverture du CHSLD de Blainville, en février 2020, les 96 résidents qui y résident y sont traités aux petits oignons et n’échangeraient leur place contre rien au monde. Québec a imaginé une nouvelle façon d’aménager ses résidences de fin de vie qui fait la joie de tous, même des membres du personnel.

«Ça fait deux ans qu’on roule le projet SCOTI (Système de communication et d’organisation de travail intégré). Celui-ci met en place des nouvelles façons de travailler, centrées sur les besoins du résident», a expliqué Patrick Johnson, directeur adjoint du bassin sud de l’hébergement au CISSS des Laurentides.

Ce qui fait la force de SCOTI, c’est qu’il a été imaginé en collaboration avec les employés. Ces derniers se plaisent tellement dans ce nouvel environnement que le taux d’absentéisme au travail est quasi nul au CHSLD de Blainville, tout comme dans les autres CHSLD où SCOTI a été implanté, dont le CHSLD Drapeau Maisonneuve à Sainte-Thérèse d’où proviennent la majorité des résidnts du CHSLD de Blainville.

«On a des résultats vraiment fantastiques avec ce projet-là. Infirmières, infirmières auxiliaires, préposées aux bénéficiaires, médecins, professionnels, gestionnaires et résidents partenaires ont tous contribué à revoir les plans des établissements et ça fonctionne!», d’ajouter Patrick Johnson, fier de constater que les CHSLD des Laurentides servent maintenant de modèles aux autres CHSLD du Québec. Des formations sont en effet offertes aux directions des autres CIUSSS et CISSS afin qu’elles assimilent SCOTI à leur milieu. La ministre Marguerite Blais a aussi été mise au fait des résultats impressionnants qui ont découlé de l’implantation de SCOTI et souhaite maintenant calquer ce modèle dans les Maisons des aînés, nous dit-on.

C’est quoi SCOTI ?

Lors de l’ouverture du CHSLD de Saint-Jérôme, les membres du personnel se sont rapidement rendus compte que la bâtisse n’était pas adaptée aux exigences d’une résidence pour aînés. C’est à partir de ce moment que Patrick Johnson entre en jeu. Spécialisé dans l’aménagement de telles résidences, on l’a appelé à la rescousse.

« Ni les employés, ni les résidents n’avaient été consultés avant d’aménager la bâtisse, ce qui a engendré une foule de conflits de travail », dit-il avant d’ajouter que le bonheur des résidents et des membres du personnel passe notamment par l’aménagement des espaces : un résident par chambre avec sa propre salle de toilette, une cuisinette, un salon et un espace de détente par aile, moins de résident dans chacune des ailes et surtout le regroupement de résidents au même profil. Voilà une partie du secret !

« Le nouveau CHSLD de Blainville, poursuit M. Johnson, compte 96 résidents qui sont répartis dans 9 ailes de 8 à 12 résidents. Chaque aile s’auto-suffit et est autonome. On a regroupé les résidents en micromilieu, avec des profils qui se ressemblent. »

Témoignages

À 88 ans, Marie-Paule Filion, résidente du CHSLD de Blainville, craignait, comme tous les aînés, de quitter sa maison et d’être placée en résidence pour le reste de ses jours. Sa perception de la fin de vie a toutefois bien changé lorsqu’elle est entrée dans son nouveau chez-elle, en mars 2020, où les résidents sont regroupés par intérêts, par besoins et selon leurs troubles cognitifs.

« J’ai toujours eu peur de ça, de me faire placer, raconte Mme Filion. Mais quand je suis entrée ici, j’ai vu comment c’était ! Je me suis tout de suite sentie comme une princesse. Il n’y a rien de défendu !  J’ai rencontré du monde comme moi. On se connaît toutes. On va à la salle à manger ensemble. Et le personnel nous est dévoué et respectueux. C’est comme chez nous. Si on a un problème, on le dit et un médecin s’en occupe tout de suite. »

« Le résident se sent comme à la maison, ajoute Mélanie Lepage, gestionnaire de site au CHSLD de Blainville. Il peut jaser avec des gens, ses amis, avec qui il peut avoir une vraie conversation. Pour le personnel, c’est aussi beaucoup plus facilitant. Les employés sont contents de venir travailler ! »

« Ce système fonctionne vraiment, de renchérir Dr Suzanne Lebel, médecin attitré au CHSLD de Blainville. Travailler ici, c’est un véritable plaisir ! On trouve des façons d’être proactifs et d’établir un bon lien de confiance avec les résidents et leurs familles. Ce n’est pas juste un milieu de vie, un CHSLD. On doit y prodiguer des soins médicaux, tout en améliorant la qualité de vie. Nous sommes ici dans un autre paradigme et c’est ce qui va arriver dans les Maisons des aînés. »

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