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Atteinte de Parkinson à 38 ans: elle s’appelle Marie

C’est à l’âge de 38 ans que Marie Cataford apprenait qu’elle était atteinte du Parkinson.

Atteinte de Parkinson à 38 ans: elle s’appelle Marie

Blonde, menue, et accueillante. Trois mots qui décrivent bien Marie Cataford, une éducatrice spécialisée œuvrant dans une école de Rosemère.

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Au détour du couloir estudiantin où elle apparaît, le sourire aux lèvres, elle se présente, la main tendue en signe de bienvenue: «Je suis Marie Cataford». Ce matin, Marie est décidée. Même si cela lui est difficile, elle se prépare à ouvrir une porte qu’elle n’avait encore jamais osé franchir.

Vaillance

Marie incarne à elle seule tout le courage et la volonté d’un village. Si, à cet instant précis, rien ne laisse entrevoir ce qui la ronge, tant physiquement que moralement, depuis maintenant cinq ans, les confessions qu’elle s’apprête à livrer changeront la donne.

Du coin de la chaise où elle s’est installée, cette mère de quatre enfants, âgés de 2 ans et demi à 22 ans, révèle d’une voix timide être atteinte d’une maladie neurodégénérative. «J’ai appris à 38 ans que j’avais le Parkinson, maladie que l’on m’a annoncée de façon brutale», dit-elle simplement.

Marie se souvient encore de ce moment. Choquée, sonnée, elle assiste, impuissante, à l’attitude indifférente et insensible du médecin. Il lui faudra de la ténacité, mais aussi une bonne dose de courage pour que Marie choisisse de changer de médecin et d’hôpital, mais ça, c’est une autre histoire.

Acceptation?

Comment reçoit-on ce genre de nouvelle?

Comme une gifle. Le Parkinson touche les personnes âgées, pas les jeunes, et pas à 38 ans tout de même. Oui, non? Si la jeune femme est assommée par cette nouvelle, sa famille l’est également.

«Le début a été horrible. La médication ne fonctionnait pas, elle était mal ajustée, avec comme conséquence des étourdissements», raconte-t-elle.

Et maintenant? «C’est mieux, j’ai un médecin qui est vraiment super et qui va selon mon rythme.»

Mais encore? «Je n’accepte pas encore cette maladie. Elle joue sur tout, sur ma séduction aussi. Je n’ai pas 72 ans non plus», lance-t-elle douloureusement.

Rigidité, raideur, hypersalivation, les symptômes inhérents à la maladie sont bel et bien là chez Marie, et la médication parvient à les contrôler.

Silence

Entre quelques confidences, se glissent aussi des aveux. Par exemple, Marie affirme ne pas trop aimer discuter de cette (sa?) maladie: «Je ne veux pas tomber dans le drame avec ça. Je ne veux pas être prise en pitié non plus.»

Et pour faire contrepoids et rayer toute forme d’apitoiement sur soi, Marie a commencé à jogger dès qu’elle a su, et ce, sans savoir qu’une autre surprise l’attendait, logée quelque part dans ses entrailles. Un cadeau de taille celui-là.

Et surtout pas prévu. Dans le contexte où elle est… plutôt paradoxal comme événement.

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