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Alexandre Poce: son histoire

Alexandre Poce devant un groupe d’enfants d’une école de karaté et leurs parents.

Alexandre Poce: son histoire

Depuis 1987, Alexandre Poce est tétraplégique. Son histoire, bien des gens la connaissent: accident lors d’un match de hockey, chute qui l’a propulsé tête première dans la bande, cou cassé, lésion irréversible de la moelle épinière. Il avait 16 ans et deux semaines à vivre.

Vingt‑six ans plus tard, l’homme est toujours là, actif comme jamais malgré les limitations de son corps. Le samedi 5 octobre, devant un groupe d’enfants d’une école de karaté, à Blainville, Alexandre Poce s’est exécuté, une fois de plus, relatant dans les moindres détails le déroulement des évènements qui sont survenus ce fameux jour du 14 mars 1987.

«Ce jour‑là, sans raison, j’ai dit à ma mère de ne pas venir me voir jouer et j’ai enlevé ma chaîne porte-bonheur, ce que je ne faisais jamais», débute‑t‑il. Prémonition? Peut‑être, on ne le saura jamais vraiment. «Il restait 2 minutes 43 secondes à jouer en troisième période. Je me suis lancé tête première pour aller chercher la rondelle», poursuit‑il. C’est à ce moment‑là que sa tête est allée percuter la bande. «J’ai entendu un craquement et j’ai vu noir, pendant une seconde», souffle‑t‑il.

S’en est suivi le difficile passage de son hospitalisation, de la trachéotomie qu’il a dû subir en raison de diverses complications et du sombre pronostic des médecins. Puis, alors qu’il était au plus bas, les mots de sa mère sont venus changer la suite des choses… «Une chose à la fois, Alexandre, un jour à la fois», lui a‑t‑elle dit. À partir de ce moment, confie‑t‑il, c’est toute son attitude qui a changé.

Une question d’attitude

Après cinq mois d’hospitalisation, contre toute attente, Alexandre est transféré dans un centre de réadaptation pour amorcer ses traitements de physiothérapie et d’ergothérapie. Il y séjournera pendant 15 mois avant d’être de nouveau transféré vers un autre centre pour apprendre à vivre de façon la plus autonome possible.

L’histoire d’Alexandre en est aussi une de persévérance. Avocat depuis 1998, Alexandre Poce a pratiqué le droit pendant deux ans avant de devenir directeur général de la Fondation pour la recherche sur la moelle épinière, un poste qu’il a occupé pendant 10 ans.

De retour depuis peu à la pratique du droit, M. Poce œuvre aujourd’hui à titre de président de la Fondation du Centre de réadaptation Lucie-Bruneau, dont la mission consiste à recueillir des fonds afin de promouvoir l’intégration sociale des personnes ayant une déficience physique.

Prochain défi? La politique. M. Poce vient en effet d’être élu à titre de conseiller municipal dans sa ville, Blainville. Sinon, il souhaite un jour se marier, sauter en parachute et ultimement… remarcher. «Je pense que tout est possible», lâche‑t‑il.

Son histoire, Alexandre Poce a encore envie de la raconter. Déjà, plusieurs conférences figurent à son agenda. Mais encore? Il souhaiterait pouvoir faire la tournée des écoles afin de pouvoir parler avec les enfants de persévérance et de l’importance d’adopter la bonne attitude dans la vie, malgré ses aléas. «Notre attitude, c’est une question de choix. Moi, j’aurais pu abandonner, baisser les bras et vivre aux crochets de la société. Mais ce n’est pas ce que je voulais», a‑t‑il conclu.

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