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Aérogare de Mirabel: la députée Freeman questionne la ministre Raitt

Comme plusieurs acteurs régionaux

Aérogare de Mirabel: la députée Freeman questionne la ministre Raitt

Après s’être dite prête à travailler de pair avec les acteurs régionaux afin de trouver une solution pour l’avenir de l’aérogare de Mirabel, la députée néo‑démocrate d’Argenteuil-Papineau-Mirabel, Mylène Freeman, est intervenue, mercredi dernier, à la Chambre des communes, à Ottawa, pour demander au gouvernement conservateur le sort qu’il réserve à cette installation aéroportuaire.

Rappelons que l’ancienne aérogare de Mirabel, inaugurée au mois d’octobre 1975, n’est plus en opération depuis le transfert des vols de passagers à l’aéroport Pierre-Elliot-Trudeau, à Dorval, annoncé en 1997. Le dernier vol de passagers a eu lieu sept ans plus tard, le 31 octobre 2004. Divers projets ont été envisagés depuis pour relancer l’aérogare, mais sans succès.

«L’aérogare de Mirabel pourrait devenir un moteur économique pour toute la région, a souligné la députée Freeman lors de la période de questions. Mais Aéroports de Montréal [ADM], qui gère l’édifice, envisage plutôt de le démolir. Les élus locaux et la communauté d’affaires réclament qu’on utilise cette installation pour dynamiser l’économie de la région. Quels sont les plans de la ministre des Transports pour cette importante infrastructure?»

À cette question, la ministre Lisa Raitt a répondu que «c’est ADM qui gère cet aéroport, ainsi que l’autre aéroport de la région de Montréal. L’administration prend les meilleures décisions possible pour répondre aux besoins de la région et du milieu des affaires locales. Je crois comprendre que les représentants de l’administration ont eu de nombreuses conversations avec les intervenants de la région afin de déterminer les mesures à prendre à l’égard de cette infrastructure, et j’ai hâte d’entendre leur avis et leurs propositions à ce sujet».

Cependant, la députée Freeman a malgré tout déploré que les gens de Mirabel ne soient pas davantage impliqués dans le processus décisionnel concernant l’aérogare de Mirabel, qui est toujours la propriété du gouvernement fédéral: «C’est Ottawa qui aura le dernier mot dans ce dossier. Il est impératif que les conservateurs soient à l’écoute de notre région, et envisagent tous les scénarios de développement possibles, au lieu de tout simplement approuver un démantèlement.»

Déjà, la députée d’Argenteuil-Papineau-Mirabel avait ajouté sa voix à celle du maire de Mirabel, Jean Bouchard, pour s’opposer à la démolition de l’aérogare de Mirabel comme cela semble être envisagé pour le moment par ADM.

«Il est tout à fait inconcevable que l’aérogare de Mirabel soit détruite. Selon moi, ce n’est aucunement une option. Après tous les bouleversements que l’installation de cette dernière a occasionnés, il serait immoral de pencher vers une telle décision. Je travaille en collaboration avec les acteurs de ma région et je peux souligner que de nombreux projets ont été présentés concernant l’avenir de l’aérogare et que certains permettraient un développement économique fleurissant pour la région», a‑t‑elle indiqué.

Selon les plus récentes informations qui circulent, ADM et son président-directeur général James Cherry envisagent très sérieusement de démolir l’aérogare de Mirabel qui coûte, en frais d’entretien et de sécurité, de 4 à 5 M$ par année.

Il en coûterait cependant 50 M$, selon certains chiffres avancés, pour mettre ce projet à exécution.

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