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30e anniversaire, Monique Jalbert: l’âme de La Porte de l'emploi

Monique Jalbert

30e anniversaire, Monique Jalbert: l’âme de La Porte de l’emploi

La Porte de l’emploi a célébré le 16 novembre dernier ses 30 ans d’existence. Mais si cet organisme chargé de réinsérer des sans-emplois de longue date sur le marché du travail dure depuis trois décennies, il le doit beaucoup à sa directrice, Monique Jalbert, une missionnaire dans l’âme.

Depuis 30 ans, celle-ci se dévoue corps et âme pour que toute personne qui frappe à La Porte de l’emploi en ressorte le cœur rempli d’espoir.

Vie personnelle chaotique, pauvreté ou scolarité inadéquate? Rien n’est insurmontable pour madame la directrice, qui a été témoin de toutes sortes de situations au cours de son long mandat.

«Il ne faut jamais perdre espoir. Il y a toujours un employeur pour quelqu’un qui veut travailler. Il s’agit de le trouver.» C’est l’intime conviction de celle qui se démène depuis des années pour mettre sur pied des programmes facilitateurs d’emplois pour ses usagers et développer des ateliers d’intervention adaptés en collaboration avec son équipe de conseillers en orientation.

Depuis quelques années, La Porte de l’emploi accueille annuellement pas moins de 1 200 personnes. Les conseillers analysent le profil de leurs usagers, évaluent leurs compétences, leur bagage scolaire, et leur suggèrent, au besoin, d’entreprendre une formation. Une fois cette formation terminée, on les aidera à trouver un stage et l’on supervisera leur démarche visant à décrocher un emploi.

Monique Jalbert se souvient encore des débuts de brousse de l’organisme. «Nous avons démarré en juin 1982, avec une subvention de 25 000 $. Nous logions dans le sous-sol de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption, à Blainville. Notre équipement provenait du ministère des Transports: bureaux, tables, chaises. C’était la récession et le taux de chômage était élevé; des gens souffraient. On a tout fait pour ramasser de l’argent pour les familles: animations, lave-autos, repas communautaires

«Il nous a fallu apprendre comment diriger les gens en recherche d’emploi. Mais on avait la collaboration des villes. On a fait des colloques sur le plein emploi avec des syndicats, sur l’entrepreneurship féminin et on a ouvert une halte-garderie pour nos clients», raconte Mme Jalbert, qui se souvient encore des nombreuses semaines de 60 heures de travail qu’elle a consacrées à La Porte de l’emploi, à cette époque.

L’organisme a ensuite déménagé sur le boulevard Curé-Labelle, en 1985, et à la Maison de l’emploi, à Sainte-Thérèse, quelques années plus tard. Entre-temps, les projets de réintégration professionnelle financés sur une période de neuf mois ont été débloqués, puis d’autres visant des clientèles ciblées ont suivi.

Il y a eu notamment la réintégration des femmes au marché du travail ainsi que la formation en aéronautique. «Ah, l’aéronautique! Ç’a été un beau défi! J’ai placé mes 13 femmes chez Bombardier», rappelle Mme Jalbert, classant ce projet parmi ses belles victoires.

Cette dernière se souvient encore des employeurs du parc industriel qu’elle visitait régulièrement. «Pour connaître les employeurs, il fallait se déplacer. Il n’y avait pas Internet et je devais trouver des stages pour mes clients», se rappelle-t-elle.

Si aujourd’hui, des organismes comme le Resto Pop et les Palettes FGL font de la réinsertion en emploi, c’est beaucoup grâce aux efforts déployés par la directrice de La Porte de l’emploi.

«Si La Porte de l’emploi fermait, ça ferait une différence. Des miracles se produisent ici, affirme celle qui refuse d’envisager la retraite. Je prendrai ma retraite quand Élie Fallu prendra la sienne», conclut-elle en rigolant.

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