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126 livres de moins pour René Forget.

Photo Michel Chartrand

126 livres de moins pour René Forget.

Six mois après une gastrectomie verticale

Nous l’avions rencontré en octobre, soit deux jours avant qu’il ne se fasse opérer pour une réduction de l’estomac. Le mercredi 6 avril dernier, René Forget inscrivait au compteur un poids de 374 livres, soit 126 livres de moins qu’il y a six mois.

(À lire aussi: L’alimentation pointée du doigt)

Cet humoriste que l’on connaît pour ses nombreuses prestations à différents galas arbore une allure radieuse, et ce, en dépit des difficultés rencontrées lors de son opération.

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«L’opération s’est mal déroulée, souligne-t-il d’entrée de jeu. Lors de la laparoscopie, le médecin a accroché une artère du foie. Là, j’ai perdu la moitié de mon sang.»

Débandade

René Forget a fait partie des 4 % des patients pour qui l’opération aura eu des répercussions indésirables. Même si ce dernier ne ressent aucune faiblesse à la suite de ce fâcheux incident, c’est une crise de goutte qui le terrasse deux jours plus tard. Les médicaments qu’on lui administre pour contrer le problème s’avèrent trop forts et, par la même occasion, lui déchirent ses points de suture. Résultat, une fistule se forme entre l’œsophage et l’estomac. Le gastroentérologue tente alors une seconde opération qui se soldera par un échec.

«Les médecins tentaient de trouver un moyen pour refermer le trou. Ils souhaitaient essayer d’autres méthodes qu’une opération», rapporte l’humoriste.

Finalement, un mois plus tard, on décide de le réopérer pour attacher la fistule.

Alors que tout semble être sur la bonne voie vers la guérison, un autre coup du sort frappe à nouveau René.

Un abcès géant se développe dans la portion désormais inutile de son estomac.

«Eh oui, j’ai eu un abcès de trois litres!» dit-il avec gaieté.

Épuisé

La seconde chirurgie fatigue considérablement le jeune homme. Affaibli par deux anesthésies générales dans un court laps de temps, René doit combattre dès lors l’atrophie (diminution de volume ou de taille, plus ou moins importante, d’un membre, d’un organe ou d’un tissu) et le moral, qui était au beau fixe depuis les débuts, commence son déclin.

«Tu as des tubes partout, tu es confiné entre quatre murs. Et disons que les lieux ne sont pas propices aux contacts avec ta blonde. Tu renonces en quelque sorte à ta liberté et tu dépends d’une personne en tout temps», raconte-t-il en précisant que ce séjour forcé lui a permis toutefois de perdre entre 50 et 60 livres.

Deux mois plus tard, il reçoit finalement son congé et s’apprête à prendre son premier repas solide. Contre toute attente, il se découvre des douleurs jusque-là inconnues.

«Mon estomac a été réduit de beaucoup et je me suis rendu compte qu’en mangeant une pomme, j’étais déjà plein. On m’a expliqué qu’il se passait deux choses, soit que les douleurs étaient causées par de l’irritation résultant d’une mauvaise digestion, soit qu’elles étaient causées par le simple fait d’avoir trop mangé.»

Si René a vécu un cas rare de complications postopératoire, pour rien au monde il ne changerait le cours des choses.

«Je sais que j’ai vécu des problèmes, mais si c’était à refaire, j’y retournerais sans hésiter. C’est simplement de la malchance et ça fait partie des risques de la chirurgie. L’obésité avait progressé à un point tel qu’elle avait mis ma vie en danger», rappelle-t-il.

 

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