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Parce que parfois, il y a plus d’une histoire dans une vie

(Photo Michel Chartrand)

Parce que parfois, il y a plus d’une histoire dans une vie

Pionnier dans la région pour le transport des personnes handicapées

Pour ceux et celles qui ne le connaissent pas (encore), une présentation s’impose. Né à Sainte-Thérèse, ayant grandi à Sainte-Thérèse et prévoyant même mourir à Sainte-Thérèse, Paul Desjardins représente l’archétype d’une personne aimant profondément son coin de terre.

Figure emblématique de la région en ce qui a trait aux rampes d’accès dans le transport en commun, puisqu’il en a été l’instigateur, l’homme de 48 ans a aussi une autre histoire; celle de son amour pour les sports. Assis dans son fauteuil roulant, il confesse avoir gardé le feu sacré du sport, en dépit de cet accident qui l’a laissé quadriplégique. À la tête du Club sportif les Kodiaks des Laurentides, qui permet aux gens à mobilité réduite de trouver du plaisir dans la pratique d’un sport, Paul se prête aux confidences et lève le voile sur cet épisode marquant de sa vie.

L’accident
À 15 ans, le jeune Paul pratique le hockey dans un club élite de la Ville de Sainte-Thérèse. Comme tous les jeunes de son âge qui adorent ce sport, il s’exerce avec ses coéquipiers sur la patinoire avec entrain. S’élançant sur la glace, il ne voit pas la fissure, ce sillon traître qui va le propulser de plein fouet dans la bande. Le choc est tel que la colonne vertébrale de Paul se fracasse sous l’impact. Du jour au lendemain, le jeune garçon restera avec des séquelles physiques majeures que la médecine nommera la quadriplégie. De cette période, seuls les huit premiers mois resteront gravés dans la mémoire de Paul comme étant les plus durs.

Aujourd’hui, avec le recul, l’homme constate que sa jeunesse fut peut-être la porte de sortie, voire de survie qui permet à la fois de persévérer et de poursuivre.
«À 15 ans, on n’a ni job, ni famille à nourrir, souligne l’homme qui est marié depuis 25 ans. Il faut savoir que 95 % des couples ne survivent pas à ce genre d’épreuve.»
À ce moment précis de l’histoire de Paul, il est vital d’apporter un bémol. «Non, on n’accepte jamais ce qui nous arrive, on apprend à vivre avec», répond-il quand on aborde la question de l’acceptation ou de l’abnégation. «Cependant, c’est grâce au sport que je m’en suis sorti. Déjà très actif avant l’accident, je le suis resté après», dit-il.

Paul restera deux ans à l’hôpital pour subir plusieurs chirurgies. Déterminé à s’inscrire au cégep pour y suivre des cours de design ou de droit, le jeune homme opte pour le premier choix. Toutefois, il y renoncera un peu plus tard, des suites d’une opération et des conséquences qui s’y rattacheront.

Se décidant pour du travail dans sa région, Paul Desjardins devient alors un instigateur, un pionnier en matière de transport adapté pour les gens à mobilité réduite. Si les débuts sont ardus (les municipalités ne voulant pas débloquer de budget), la conscientisation populaire renversera l’idéologie de départ. Aujourd’hui, quelque 20 ans plus tard, le transport s’est amélioré.
«Nous avons un bon transport adapté dans la région, mais il y a toujours de la place pour l’amélioration», de conclure ce dernier.

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