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Marlene Cordato est loin d’être convaincue

Partenariat Blainville-Boisbriand au Centre d’excellence sur glace

Malgré l’annonce de partenariat annoncé entre les Villes de Boisbriand et de Blainville pour la concrétisation du Centre d’excellence sur glace, dans le Faubourg Boisbriand, la conseillère municipale Marlene Cordato, du quartier Dion, à Boisbriand, estime que le projet ne répond pas plus aux intérêts des citoyens.

«Cette évolution du dossier démontre bien la difficulté du groupe à répondre adéquatement aux exigences financières du projet, dit-elle. La nécessité d’intégrer un nouveau partenaire municipal nous oriente plus vers un produit municipal qu’un partenariat public privé. Lorsque deux des trois partenaires sont des organismes publics, on est en droit de s’interroger sur la véritable place du privée et quel est finalement son apport.»

Elle affirme aussi que l’on peut «se questionner sur le nombre d’heures disponibles pour les promoteurs pour réaliser le projet d’un centre de perfectionnement et d’excellence. Le centre deviendra-t-il simplement un aréna?» Mme Cordato estime que la Ville de Boisbriand a dit oui à un projet qui ne comble pas de besoins au sein de sa population. «Actuellement, nos deux arénas couvrent au-delà de nos besoins, et nous louons les heures supplémentaires pour des revenus assez importants, dit-elle. Ces revenus seront perdus ou très certainement grandement amputés avec une seule glace. Nous avons déjà perdu un contrat de plus de 100 000 $ lorsque l’Académie Saint-Gabriel a déménagé ses entraînements à Saint-Eustache, dans la foulée de ce projet. Si on ferme la glace 1 de l’aréna de Boisbriand et transférons notre utilisation dans un complexe avec deux glaces et des glaces d’entraînement, que nous partageons à deux, contre une implication à 50 % dans un projet de 20,5 millions de dollars, je ne vois vraiment pas la plus value pour les citoyens de Boisbriand. Si c’est pour obtenir, en fin de bail, un aréna de 30 ou 40 ans, il faudrait se rappeler que nous avons actuellement cela, qu’elle convient à nos besoins, qu’elle est entièrement payée et que le bâtiment ne requiert que des travaux de toiture, prévus depuis longtemps, d’environ 1 million de dollars, et qui seront fait de toute manière, quelle que soit son utilisation.»

Mme Cordato estime que plusieurs questions restent encore sans réponse à propos du montage financier, du coût de location des heures garanties, des postes réservés aux sports de glace au sein de l’organisme sans but lucratif. «Déjà peu nombreux, seront-ils partagés entre les deux villes?» demande-t-elle. Elle critique aussi la décision de la Ville de mettre le sujet à l’ordre du jour d’une séance spéciale, qui a eu lieu le 22 décembre dernier. «Alors, à part soustraire ce dossier à la séance régulière de janvier, je ne vois pas ce qui a été atteint», dit-elle, affirmant que la nécessité de trancher la question n’exigeait pas des discussions avant les fêtes, d’autant plus qu’elle arrivait tout juste avant une période de vacances.
«Ce projet est loin d’être limpide, et nous ne l’avons pas sanctionné depuis sa présentation en mai dernier, et nous sommes toujours loin de voir en ce projet une infrastructure enrichissante et efficiente pour notre municipalité», conclut-elle.

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