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Le CQN incite les plaisanciers à la prudence

Activités nautiques

Le 25 mai 2009 marquait le début de la nouvelle et 20e campagne annuelle du Conseil québécois du nautisme (CQN), visant à sensibiliser la population du Québec à la sécurité nautique.

«Même si nos efforts de conscientisation ont porté fruit, puisque le nombre de victimes a diminué au cours des deux dernières décennies, le port du gilet de sauvetage est encore trop banalisé et cela entraîne de lourdes conséquences», affirme Vahé Vassilian, président du CQN.

En effet, les statistiques démontrent que le port d’un vêtement de flottaison a été négligé dans plus de 75 % des cas de noyades répertoriés depuis 2004. On peut également noter qu’au cours des cinq dernières années, 88 % des victimes d’incidents nautiques ont été des hommes d’un âge moyen de 47 ans, et que, dans 56 % des cas, les noyades étaient dues à un chavirement de l’embarcation.

Les plaisanciers omettent de porter le gilet de sauvetage, prétextant la proximité de la rive, leur habileté à la nage ou leur capacité à enfiler rapidement une veste de secours en cas de chute. Cependant, selon l’Institut national de santé publique du Québec, plus de la moitié des décès en embarcation de plaisance aurait pu être évitée si les précautions nécessaires avaient été prises. Le vêtement de flottaison, en plus d’éviter à la victime de s’épuiser à la nage, lui fournit également une protection thermique en cas d’immersion en eau froide.

Celle-ci a d’ailleurs contribué à 21 % des noyades sur les plans d’eau du Québec, entre 2000 et 2008. Le CQN désire donc attirer l’attention des plaisanciers sur ce facteur important, mais méconnu. Être près de la rive ou être bon nageur n’a plus la même importance dans le cas d’une immersion en eau froide. En 2004, 43 % des victimes se trouvaient à moins de deux mètres du rivage ou d’un objet ayant pu les sauver, alors que 32 % d’entre elles savaient bien nager. Leur mort s’explique par l’état de choc immédiat provoqué par une chute dans des eaux dont la température est inférieure à 20 °C.

Panique, souffle coupé, hyperventilation et augmentation du rythme cardiaque sont les symptômes du premier des quatre stades pouvant causer la mort en eaux froides. Au second stade, la victime perd peu à peu sa dextérité manuelle. Les dix minutes suivantes sont cruciales, car on cessera bientôt de pouvoir nager. Le troisième stade est l’hypothermie. Il faut près d’une heure au corps humain pour que sa température descende sous les 35 °C. S’ensuivent graduellement une perte de conscience, puis la diminution des signes vitaux jusqu’à l’arrêt cardiaque. Enfin, si la victime est secourue, elle peut être sujette à un effondrement post-sauvetage. En effet, se sentant en sécurité, elle cesse de lutter et réduit ainsi ses chances de survie.

Pour éviter de tragiques incidents sur les plans d’eau, le CQN rappelle aux plaisanciers de simples règles: porter le gilet de sauvetage, ne pas consommer d’alcool en bateau, suivre un cours de navigation, être bien préparé ainsi que son bateau, se méfier des dangers de l’immersion en eau froide.

Le commentateur sportif Yvon Pedneault, porte-parole de la campagne, abonde d’ailleurs en ce sens: «Étant moi-même un grand amateur d’activités nautiques, je suis conscient qu’appliquer de simples règles de sécurité peut définitivement nous sauver la vie. J’inviterais donc tous les plaisanciers, expérimentés ou non, à profiter pleinement de la saison estivale tout en redoublant de prudence sur l’eau.»

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