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Une saison qui promet

Une saison qui promet

Les Soirées Mort de rire

C’est en grande que l’on a célébré le retour des Soirées Mort de rire, le jeudi 8 octobre dernier, dans une église Sacré-Cœur aux allures de cabaret. En effet, pas moins de six humoristes invités se sont produits devant une salle presque comble, ce qui est de très bon augure pour les éditions à venir.

Beaucoup d’habitués et plusieurs néophytes étaient du nombre pour rire et applaudir aux facéties des invités, le tout, bien sûr, sous l’égide d’un René Forget plus en forme que jamais.

Ce dernier y va de son premier tour de parole, nous donnant des nouvelles de lui et de son entourage, nous surprenant avec son imitation de Mickey Mouse, écorchant entre autres au passage la gestion de l’économie par le gouvernement actuel. Devant un public déjà participatif et enthousiaste, il cède le micro à nul autre que Jean-Claude Gélinas, invité-surprise.

Humoriste d’expérience, ce dernier souligne les travers de l’hôtellerie au Québec, en dénonce les arnaques avec beaucoup de rythme et une bonne dose d’ironie. Son segment «pus capable», véritable festival de l’exaspération, en fait rigoler plus d’un, et son récit d’une journée impossible où toutes les malchances semblent lui tomber sur la tête démontre l’habile conteur qu’il est, maintenant toujours le fil, sans détour ni digressions. C’est ensuite Pascal Morrissette qui prend le relais, avec fraîcheur et énergie. Qu’il joue les divas, nous raconte une anecdote intime ou qu’il aborde le vedettariat instantané, il le fait avec une aisance et un sens du punch qui semblent innés. Grâce à son jeu physique, à son sens de l’absurde et de l’exagération, Pascal Morrissette sort de scène sous les applaudissements d’un public conquis et laisse le micro à Cathleen Rouleau. Cette dernière nous offre un matériel plus subtil, misant plutôt sur les sous-entendus et les allusions. Sarcasmes, ironie et autodérision sont aussi au menu dans ce numéro d’humour un peu plus noir, aux punchs saugrenus générant parfois de drôles de malaises.

Au retour de l’entracte, René Forget, tout feu tout flamme, offre l’un de ces numéros dont il a le secret, tout en faits et en statistiques commentés, à un public toujours bien actif et prêt à rire. Celui-ci accueille chaleureusement Mathieu Cyr dès son entrée en scène tonitruante. Sympathique, décontracté, baveux, il entre dans le vif du sujet, y allant d’anecdotes imagées sur les moyens de communication modernes, les petits détails de l’existence, l’inspiration qui lui vient aux moments les moins appropriés. Il prend aussi la guitare pour nous interpréter sa Chanson des constatations, amusant mélange d’absurde et de faits vérifiables. Mais son interprétation de L’Aigle noir à la manière de Norman L’Amour vaut vraiment le détour, tout en délires et digressions, à un tel point que l’humoriste y perd lui-même son latin!

Très attendu, Étienne Dano prend le plancher, passant du coq à l’âne et générant quantité d’images des plus hilarantes. Pince-sans-rire et un peu bourru, il se présente comme un gars excessif qui prend plaisir à se moquer des employés de commerce, exemples à l’appui. Il se fait également conteur et même poète, racontant la poutine comme personne. Arrivé au terme du spectacle, l’énergie du public est à la baisse, mais Alexandre Barrette, dernier invité de la soirée, est loin de s’en formaliser. Il s’en amuse et utilise cet élément pour faire rire. Le regard vif et analytique, il rend drôles les détails du quotidien et décortique le ridicule de certains de nos comportements sociaux et termine le tout en beauté, nous racontant «l’un des moments les plus perdants de son existence».

Bref, une première réussie et qui promet pour cette nouvelle saison des Soirées Mort de rire. Si l’envie vous prend de découvrir de nouveaux talents et de vous dilater la rate à peu de frais, la prochaine édition aura lieu le 15 octobre prochain, mettant en vedette Derrick Frénette, Frenswa Boutin et Jean-Claude Gélinas.

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