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Du Congo à Sainte-Thérèse-d’Avila

Du Congo à Sainte-Thérèse-d’Avila

Le curé Victor-David Mbuyi Bipungu

Que peuvent bien avoir en commun le Congo, en Afrique, et la Ville de Sainte-Thérèse? À première vue, peu de chose. Toutefois, malgré la distance entre les deux endroits, il existe un véritable lien, depuis l’arrivée du curé responsable de la paroisse Sainte-Thérèse-d’Avila, Victor-David Mbuyi Bipungu. «Je suis né en République démocratique du Congo. J’ai également fait mes études au Congo», dit-il, en se présentant.

Responsable de la paroisse Sainte-Thérèse-d’Avila, ce qui comprend la gestion de deux églises, Victor ne manque pas de défis. «Je rêvais de devenir pilote de ligne. Mais j’ai changé mon choix pour aller vers l’Église, confie-t-il. J’observais les gens qui venaient voir le curé, dans mon village. Les gens sortaient toujours avec le sourire. Ils y avaient reçu du réconfort. J’ai donc décidé de devenir prêtre pour aider les autres», dit-il.

Avant de venir au Québec prêter main-forte au diocèse de Saint-Jérôme, Victor a débuté son parcours catholique dans son pays. «J’ai fait quatre ans en enseignement, dans une école secondaire. J’enseignais la religion, la philosophie et le français. En 2000, je suis retourné à l’université, en philosophie», raconte-t-il.

Pourquoi venir s’occuper des églises et d’une paroisse au Québec? Pour Victor, pas question d’abandonner la connaissance de la parole et de la foi catholique. «Je fais actuellement un doctorat en philosophie, à l’Université de Montréal», explique-t-il. Grâce à un accord entre le diocèse de Saint-Jérôme et celui en Afrique, les deux entités ont décidé de créer des accords pour faire venir des curés du Congo.

L’objectif: répondre au besoin des paroisses du diocèse de Saint-Jérôme. «Nous sommes trois curés du Congo dans la région: à Sainte-Thérèse, Terrebonne et Sainte-Anne-des-Plaines», confie le responsable de la paroisse de Sainte-Thérèse-d’Avila.

Est-ce facile de s’adapter aux différences culturelles? «Il faut adapter le langage. Avant de venir, j’ai mis du temps pour écouter les émissions venant du Québec, sur TV5, pour connaître les mots et les expressions. J’ai également étudié l’histoire du Québec», explique-t-il.
«La paroisse de Sainte-Thérèse est une communauté très vivante. Il y a près de 500 personnes le dimanche, pour les messes. Toutefois, ce qui m’a le plus marqué, c’est l’absence de jeunes», explique-t-il. «Au Congo, ça m’arrivait de jouer au soccer avec les jeunes», dit-il, expliquant que les choses sont différentes ici.

Parmi ses défis, Victor souhaite s’investir afin d’adapter le discours de l’Église aux réalités d’aujourd’hui. «Il faut s’adresser aux gens à partir des réalités de la vie actuelle», dit-il. Pour ce faire, le curé de Sainte-Thérèse compte utiliser la pastorale pour parler aux jeunes ainsi qu’à leurs parents. «Les parents viennent avec leurs enfants et redécouvrent la foi», explique-t-il. Notons qu’en 2007, la paroisse Sainte-Thérèse-d’Avila a célébré 40 mariages et 280 baptêmes.

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