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Une superinfirmière à la rescousse

(Photo Michel Chartrand)

Une superinfirmière à la rescousse

À l’Hôpital de Saint-Eustache

L’Hôpital de Saint-Eustache peut compter sur une superinfirmière, c’est-à-dire une infirmière praticienne spécialisée en cardiologie (IPSC). Il est le deuxième établissement à avoir pu recruter ce type de spécialiste au Québec.

Cette infirmière s’appelle Françoise Charchar. Infirmière depuis 1987, elle a récemment terminé sa deuxième maîtrise qui lui donne ce titre et les connaissances pour pratiquer de nouveaux actes.

En collaboration avec le cardiologue, elle peut prescrire des examens diagnostiques, des médicaments et des traitements médicaux. Elle peut également utiliser des techniques diagnostiques invasives ou présentant des risques de préjudice, ainsi qu’appliquer des traitements médicaux invasifs ou présentant des risques de préjudice.

Son rôle se divise ainsi: 70 % de son temps est réservé à la pratique clinique (volet soins infirmiers et médical), 30 % doit être consacré au soutien clinique aux infirmières et autres professionnels, à la formation, à l’enseignement et à la recherche afin de favoriser le développement de la pratique infirmière.

Employée depuis 10 ans à l’Hôpital de Saint-Eustache, Mme Charchar a souligné à plusieurs reprises qu’elle ne remplaçait ni le cardiologue ni l’omnipraticien. «Je fais le suivi une fois que le patient a rencontré le cardiologue. C’est lui qui établit le diagnostic», assure-t-elle.

Entrée en fonction le 11 novembre dernier, Françoise Charchar estime qu’il est trop tôt pour constater les répercussions de sa nouvelle présence. Rappelons que l’IPSC œuvre généralement en milieu universitaire.
«Selon certaines études, l’infirmière praticienne contribue à diminuer la durée des séjours des patients hospitalisés», indique-t-elle. Aussi, elle permet de réduire les coûts pour l’hôpital parce qu’elle assure un suivi sans que le patient ait besoin de rester à l’hôpital. Ça désengorge l’urgence puisque le patient peut me contacter directement s’il ne se sent pas bien, ajoute-t-elle.

Insistant sur le terme collaboration, Mme Charchar souligne également que le rôle de l’infirmière praticienne permet aux médecins de se concentrer sur les cas complexes.

L’infirmière praticienne a ses limites. Elle ne peut pas rencontrer de patients qui ne sont pas hospitalisés ou qui ne sont pas connus de l’établissement de santé. Le patient doit avoir été diagnostiqué par un médecin de l’hôpital pour pouvoir être suivi par l’IPSC.

Chaque semaine, Mme Charchar doit assister à une formation d’une heure pour mettre à jour ses connaissances. Connaissances qu’elle peut à son tour transmettre aux infirmières par l’organisation d’une session de formation.
«J’ai toujours voulu améliorer mes connaissances en maladies cardiaques. Ma première maîtrise n’a pas répondu à mes attentes. La deuxième répond à mes attentes en suivi post-maladie coronarienne», mentionne l’infirmière fort appréciée par la direction générale du CSSS du Lac-des-Deux-Montagnes.

La présence d’une infirmière praticienne spécialisée a également comme conséquence positive de valoriser la profession. Ce rôle existe depuis près de 40 ans aux États-Unis, mais son implantation au Québec est récente. Elle date de 2003.

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