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Sécurité routière: les jeunes conducteurs roulent trop vite

(Photo Michel Chartrand)

Sécurité routière: les jeunes conducteurs roulent trop vite

Un message de Jean-Marie De Koninck

La vitesse est une cause d’accidents importante, que l’on a tendance à vouloir sous-estimer. C’est davantage évident chez les jeunes. Si les automobilistes roulaient cinq kilomètres à l’heure moins vite, notre bilan routier s’améliorerait de 15 %, soit 90 décès de moins par année au Québec.

C’est le message que livre auprès des jeunes, lors d’une tournée des cégeps du Québec, le président de la Table québécoise de la sécurité routière, Jean-Marie De Koninck. Ce dernier, professeur à l’Université Laval et fondateur de l’Opération Nez Rouge, était de passage au cégep Montmorency de Laval, la semaine dernière.

Comme les bilans routiers annuels rapportaient plus de 50 000 victimes, dont une moyenne de plus de 700 décès, en 2006, le ministre des Transports avait décidé de créer la Table québécoise de la sécurité routière. Formée de 41 membres représentant divers organismes gouvernementaux et associations de différents secteurs, la Table a soumis 23 recommandations sous huit grands thèmes, soit la vitesse, l’alcool et le cellulaire au volant, le port de la ceinture de sécurité, les usagers vulnérables, l’environnement routier, le partenariat avec le milieu municipal et les véhicules lourds.

Ces recommandations ont mené à l’adoption de la loi 42 en décembre 2007. Une diminution d’une centaine de décès a été observée en 2008. Parmi les mesures, il faut noter, entre autres, les amendes plus sévères pour excès de vitesse, l’obligation de pneus d’hiver, la non-permission du cellulaire au volant, et très bientôt, la présence de radars photo.
«La première cause des accidents de la route, c’est l’alcool au volant. Chez les jeunes, c’est la vitesse au volant», a affirmé Jean-Marie De Koninck. Il existe actuellement 490 000 conducteurs âgés entre 16 et 24 ans, ce qui représente 10 % de tous les permis de conduire au Québec. Ils récoltent 34 % des amendes pour les excès de vitesse et 24 % de tous les accidents avec dommages corporels. Le ratio est encore pire chez les 16 à 19 ans alors qu’ils détiennent 3 % des permis, mais causent 11 % des accidents avec blessures et décès. Les chiffres pour la région des Laurentides concordent avec ceux de l’ensemble du Québec.
«La plupart des accidents des jeunes ont lieu le vendredi soir et le samedi soir. Les filles ont un comportement plus responsable que les garçons», a ajouté le professeur de l’Université Laval.

Il convient de rappeler que le comportement humain est en cause dans 80 % des accidents de la route. Comme la vitesse et l’alcool au volant comptent pour la moitié des décès de la route au Québec, ces thèmes occupent une place importante dans les comportements à changer.

Chaque année, il y a 100 000 nouveaux conducteurs, dont 80 % sont des jeunes. «Nous convions les jeunes Québécois à faire un usage plus respectueux de l’espace public qu’est la route, et ce, dans un climat de confiance et de sécurité. Chaque vie épargnée est un merveilleux cadeau que nous faisons à la société québécoise», a conclu M. De Koninck.

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