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Le président d’AccelLAB précise le projet

(Photo Michel Chartrand)

Le président d’AccelLAB précise le projet

Construction d’un laboratoire de recherche accueillant 400 porcs à Boisbriand

Devant plusieurs centaines de personnes réunies mercredi dernier à Boisbriand, AccelLAB a présenté son projet de construction d’un complexe pouvant accueillir un maximum de 400 porcs pour la tenue de recherches en cardiologie.

«AccelLAB est un laboratoire qui a pour mandat d’effectuer des études précliniques dans le domaine de la cardiologie, de la médecine régénérative et de l’orthopédie», explique-t-on. Entre autres, le laboratoire boisbriannais a pour mandat de vérifier la sécurité d’implants cardiaques fabriqués par des entreprises américaines, européennes et asiatiques en vue de leur homologation et, ultimement, leur utilisation chez l’humain – d’où les tests cliniques effectués sur les porcs. Depuis cinq ans, le laboratoire d’AccelLAB est situé en bordure du boulevard Lionel-Bertrand, à Boisbriand, où l’on héberge une soixantaine de porcs à moins de 50 mètres des zones habitées. Dans sa présentation, le Dr Guy Leclerc, président de l’entreprise, a qualifié la cohabitation d’exemplaire et harmonieuse.

Outre ses installations de Boisbriand, AccelLAB a aussi des sites d’hébergement sur la Rive-Sud et au nord de Montréal, et le Dr Leclerc estime que la construction en bordure du chemin de la Rivière-Cachée était nécessaire en raison de la demande croissante pour les travaux qui lui sont demandés et de l’importance de regrouper les activités de l’entreprise. «Tous nos animaux seront retenus à l’intérieur de nos bâtiments et ne devront absolument pas avoir accès à l’extérieur, explique-t-il. Ils seront hébergés dans un environnement entièrement assaini selon les standards de recherche qui n’ont rien en commun avec les méthodes d’élevage conventionnelles.»

L’entreposage du purin se fera dans une fosse recouverte et sa capacité d’entreposage sera de 30 jours au maximum. «Aucun épandage ne sera réalisé sur le territoire de Boisbriand», précise le président d’AccelLAB. Le purin sera plutôt transporté par camion-citerne sur des terres agricoles situées à Saint-André-d’Argenteuil, Lachute et Mirabel. Les propriétaires de fermes qui utiliseront ces fertilisants ont d’ailleurs fait l’objet d’un processus de sélections qui, précise-t-on, a pris en considération leur besoin d’obtenir des matières fertilisantes pour leurs cultures.
«Notre emplacement excède toutes les normes d’éloignement des constructions existantes dans les environs, précise-t-on chez AccelLAB. Pour ne pas incommoder notre voisinage, nous entendons conserver le boisé présent sur le lot afin de limiter tout impact visuel, de bruit et d’odeur. Nous respectons à la fois la règlementation de la Ville de Boisbriand et du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec.»
«Nous n’aurions pas le goût, nous-mêmes, d’entrer dans un centre de recherche qui sent le lisier», note pour sa part M. Leclerc, qui précise que son entreprise est de plus auditée régulièrement par les entreprises avec lesquelles elle fait affaire, de même que par les organismes de protection des animaux.

La construction du complexe se fera en trois phases. Il s’agit d’un investissement de 12,5 millions de dollars sur une période de trois ans et qui créera, à terme, 30 nouveaux emplois spécialisés. Dans son allocution, le Dr Leclerc a même déclaré que son entreprise avait rapatrié des cerveaux.

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