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Les professeurs demandent une diminution du nombre d’élèves

(Photo Michel Chartrand)

Les professeurs demandent une diminution du nombre d’élèves

Syndicat des enseignants du secondaire de la CSSMI

Les professeurs du secondaire de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mîlle-Îles (CSSMI) reviennent en force. Dans une offensive musclée pour dénoncer les conditions de travail de ses membres, le Syndicat de l’enseignement secondaire des Basses-Laurentides a décidé de revenir sur la question du nombre d’élèves par classe, une revendication formulée depuis plusieurs années par les différents groupes syndicaux.

«La ministre de l’Éducation annonçait avec beaucoup de fierté la diminution du nombre d’élèves par classe et l’embauche de centaines d’enseignants, lors de la dernière campagne électorale. Nous interpellons aujourd’hui la ministre en lui demandant comment et quand elle compte respecter sa promesse qui est tombée dans l’oubli au lendemain de l’élection», de dire Martin Lauzon, président du syndicat.

Selon ce dernier, le nombre élevé d’étudiants dans les cours a des impacts majeurs sur le taux de motivation des enseignants. «À la CSSMI, il y a 706 groupes qui sont en débordement», indique-t-il, ajoutant que la Commission scolaire ne pose pas de gestes significatifs pour réduire ce nombre.

D’après les normes en vigueur, une classe est en débordement quand elle dépasse 32 élèves. En moyenne, on devrait retrouver entre 30 et 32 élèves dans les différents groupes. «Ce n’est pas rare que les groupes contiennent entre 34 et 36 élèves à la CSSMI. La Commission scolaire doit payer un certain montant quand il y a débordement. Or, le problème est que le coût est tellement minime pour la CSSMI qu’elle préfère payer que de créer de nouveaux groupes ou encore embaucher du personnel supplémentaire», dénonce le président du syndicat.

Pour illustrer les impacts du nombre important d’élèves en classe sur le travail de l’enseignant, le Syndicat a procédé à une enquête statistique, l’année dernière, auprès de l’ensemble de ses membres. Au total, le sondage avait révélé que 30 % des nouveaux enseignants quittaient la profession après seulement quelques années. «30 % d’enseignants formés qui quittent, ça dit à quel point les gens sont épuisés et que les conditions sont difficiles», exprime M. Lauzon.

Parmi les causes de l’épuisement professionnel, le président rappelle l’impact de l’introduction de la réforme scolaire. «Il ne faut pas oublier que la réforme a favorisé l’intégration des élèves en difficulté dans les classes régulières. Considérant que les classes sont surchargées, ça fait beaucoup pour les enseignants. C’est le temps alloué à chaque élève qui en subit les conséquences», de préciser le président.

En guise de solution, le président propose de revoir la structure des cours. Selon le syndicat, il serait possible, pour la CSSMI, de réduire le nombre d’élèves par classe en créant de nouveaux groupes. «Il suffirait d’enlever trois élèves par classe et de créer de nouveaux groupes», propose M. Lauzon, précisant que la CSSMI préfère payer des compensations que de créer de nouvelles classes.

Parmi les autres éléments de réponse, le Syndicat demande à la ministre de l’Éducation de mettre de la pression sur les Commissions scolaires afin de favoriser le respect de la profession d’enseignant et l’autonomie professionnelle. «Elle pourrait ordonner à ses commissions scolaires de traiter les enseignants comme des professionnels», de conclure le président.

Rappelons que le Syndicat de l’enseignement du secondaire des Basses-Laurentides représente 1 474 membres provenant des écoles secondaires, des centres d’éducation aux adultes et de la formation professionnelle ainsi que de l’enseignement en milieu carcéral.

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