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Les chefs syndicaux demandent aux commissaires de s’impliquer pour la défense de l’éducation

(Photo Pierre Latour)

Les chefs syndicaux demandent aux commissaires de s’impliquer pour la défense de l’éducation

Séance du conseil des commissaires de la CSSMI

Les deux chefs syndicaux des enseignants du primaire et du secondaire de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles(CSSMI), Johanne Bertrand et Martin Lauzon, se sont adressés aux commissaires scolaires, lors de la dernière séance du conseil, le 27 avril dernier. Prenant la parole successivement, les deux délégués ont interrogé les commissaires sur leur vision de l’enseignement et du rôle des enseignants.

Il y a quelques semaines, les deux syndicats avaient acheminé une lettre à l’ensemble des commissaires afin de connaître leur vision. Selon Martin Lauzon, aucun accusé de réception ou de lettre de retour n’a été reçu de la part des commissaires. Seule la présidente de la CSSMI, Paule Fortier, a répondu à la lettre. «On est assez déçu dans l’ensemble. Ça démontre le manque d’intérêt des commissaires à l’égard des enseignants», a dénoncé Martin Lauzon, président du Syndicat des enseignants du secondaire des Basses-Laurentides.

Reprenant les propos de la ministre de l’Éducation sur le traitement à accorder à l’intégration des élèves en difficulté dans les classes, le président des enseignants du secondaire a indiqué que la CSSMI va dans le sens opposé de la vision de la ministre depuis des années, et ce, sans en tenir compte. «On nous répond que ça ne fait pas partie de nos croyances organisationnelles à la CSSMI», ironise Martin Lauzon.

Deuxième à prendre la parole, la présidente des enseignants au primaire a continué à entretenir les commissaires sur le dossier de l’intégration des élèves en difficulté et du manque de ressources professionnelles. «Un enseignant n’est qu’un enseignant. Il n’est pas un professionnel. Il n’a pas les ressources et n’a pas été formé», a plaidé la présidente.

En processus de consultation pour la définition de ses orientations, Johanne Berthiaume accuse la CSSMI de ne pas connaître les préoccupations et la réalité de ses enseignants. «Je trouve ça inquiétant. Je ne comprends pas que les orientations de la CSSMI ne soient pas prises en consultation avec les enseignants», dénonce la présidente.

Au chapitre des négociations collectives, les deux présidents ont uni leurs voix pour demander aux commissaires scolaires de démontrer un intérêt pour la défense des conditions de travail et l’amélioration des services. «Je demande que les commissaires s’impliquent dans la défense de l’éducation», a conclu Johanne Berthiaume.

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