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L’épitoge pour Jean-Pierre Guindon

(Photo Yves Déry)

L’épitoge pour Jean-Pierre Guindon

Collège Lionel-Groulx

Une cérémonie toute spéciale était dédiée à Jean-Pierre Guindon, lors de la remise de diplômes du collège Lionel-Groulx, le dimanche 16 novembre, afin de souligner sa contribution à la fondation du programme musical de l’institution, ainsi que son implication dans le développement du chant choral dans la région.

Après avoir reçu le certificat honorifique, et portant fièrement la bande d’étoffe de l’épitoge à l’épaule gauche, c’est avec humour que l’enseignant, qui a occupé les postes de coordination et de direction du département de musique, s’est adressé à son jeune auditoire, parmi lesquels prenaient place nombre des politiciens et développeurs de la région, lesquels, dans les années passées, ont bénéficié de l’enseignement de notre collège qui, autrefois, fut un séminaire.

C’était l’époque où Jean-Pierre Guindon recevait son diplôme du Conservatoire, lui qui devint ensuite enseignant, de 1966 jusqu’à 1997. Et cette carrière débordait tant sa fonction d’enseignant que les murs du collège, puisque le mélomane a aussi fondé l’ensemble choral Les Chanteurs de Sainte-Thérèse, en 1961, pour ensuite collaborer avec le ministère de l’Éducation du Québec à l’avènement du programme musical de l’école Arthur-Vaillancourt, avant de fonder et devenir coordonnateur du département de musique du collège qui l’honorait en grandes pompes.
«Vous n’avez pas idée combien j’ai aimé mes étudiants», de commenter l’homme avec émotion, lui qui considérait comme un privilège d’avoir eu l’une de ses filles dans ses cours, laquelle ne s’était tout de même pas gênée pour lui confier: «Papa, veux-tu garder tes histoires plates pour toi?». Amusé, Jean Pierre Guindon de nous servir l’une de ses immortelles blagues à propos de Verdi et Gounod, deux grands compositeurs ayant vécu à la même époque, en alléguant que «tandis que Gounod faisait l’Ave Maria, Verdi faisait Otello»*.

Plus sérieusement, l’enseignant confiait à l’assistance: «J’aime mon métier plus qu’au début, maintenant que j’en connais les tenant et aboutissant. La nature des choses demande du temps», poursuivait-il à l’égard des jeunes émules venues chercher leur diplôme et, aux parents qui les accompagnaient, l’homme de commenter ces succès scolaires en précisant «c’est que vous étiez derrière eux et ils auront encore besoin de vous», une partie de son discours qu’il concluait avec un salut bien senti à ses collègues enseignants.

Pour la suite des choses, Jean-Pierre Guindon avouait simplement: «J’ai été heureux ici, dans ces murs qui abritent une longue tradition» et, du même souffle, il enjoignait les anciens à contribuer à la fondation du collège où ses trois enfants ont étudié.

Il faut par ailleurs savoir que celui dont la vision a mené à l’avènement du théâtre musical se penche actuellement sur un livre traitant de la direction chorale et c’est avec un enthousiasme évident qu’il souhaitait la prochaine création d’un orchestre symphonique à Lionel-Groulx.

Ce n’est donc pas une page que l’on tournait, mais un chapitre entier d’une histoire en plein développement que l’on concluait avec cet hommage très solennel envers Jean-Pierre Guindon, un mélomane qui vit toujours par et pour la musique et tout particulièrement le chant choral.
(*Tandis que Vivaldi faisait laver Maria, Gounod faisait ôter l’eau… pour ceux qui n’avaient pas compris.)

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