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Dévoilement d’une œuvre collective avec des élèves de Terre-Soleil

(Photo Michel Chartrand)

Dévoilement d’une œuvre collective avec des élèves de Terre-Soleil

L’artiste Bernard Séguin Poirier à la CSSMI

Une cinquantaine d’enfants, un peu gênés et le sourire aux lèvres, a assisté au dévoilement d’une œuvre collective à laquelle ils ont participé avec l’artiste Bernard Séguin Poirier.

Devant parents et enseignants de l’école Terre-Soleil de Sainte-Thérèse, le peintre-émailleur a présenté les fruits du travail des élèves de la maternelle à la sixième année, le mardi 2 juin dernier.

Ceux-ci ont réalisé une murale collective à l’aide d’aucun pinceau ou spatule, mais avec des silices pulvérisées que l’artiste a couchées sur le métal à travers de petites passoires.

Cette œuvre trouve dorénavant sa place de façon permanente dans la grande salle du centre administratif de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Îles (CSSMI). «C’est ici que les directions d’école prennent les décisions. Cela permettra, dans leur travail, de leur rappeler pour quoi et pour qui ils sont là», a souligné Yvon Truchon, directeur général adjoint de la CSSMI.

Ce projet a vu le jour grâce à l’initiative de la directrice de l’école Terre-Soleil, Michèle Charest. «J’ai eu une rencontre informelle avec Bernard Séguin Poirier. Nous avons parlé de son Projet Espace Enfant. La Commission scolaire s’est dit que tant qu’à faire, il serait bien d’afficher la murale de façon permanente», résume-t-elle.

Le Projet Espace Enfant se concrétise à l’échelle provinciale. Bernard Séguin Poirier crée des œuvres avec l’aide des enfants en les initiant à un nouveau médium artistique. Ce sont les entreprises qui financent un projet, ce qui permet aux enfants de suivre l’atelier. «Le projet a un essor extraordinaire. Les œuvres se retrouvent dans divers endroits comme l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau, Transcontinental et Raymond Chabot Grant Thornton», fait-il savoir fièrement.

Les 50 enfants ont donc été choisis selon leur intérêt pour l’art. Ils ont travaillé l’émail sur du cuivre à l’aide de silices fondues à 2300 °F, créant chacun une pièce de six pouces carrés. «Nous avons développé un thème autour du nom de l’école. Terre de soleil, ça ouvrait la porte à mille et une possibilités. Certains ont vu le soleil à travers un chandail de hockey», indique-t-il avec un sourire.

Il explique que l’objectif est d’initier l’enfant à un art que tout le monde connaît, mais qu’il connaît mal. Après 40 ans de techniques des émaux sur métaux, l’artiste a des murales installées un peu partout dans le monde: Japon, Arabie Saoudite, États-Unis, Canada. «Je suis à un moment de ma vie où je trouve ça génial de travailler avec des enfants. Ça justifie davantage le pourquoi d’avoir choisi l’art comme vie», indique-t-il.

Ce projet n’est pas unique pour l’établissement scolaire, puisque chaque année des projets artistiques sont organisés – que ce soit de l’art visuel ou musical. «Je suis très contente du produit fini. L’art donne l’âme. Il marque le temps. Les enfants vont se souvenir de cette expérience. Ça vient de marquer un moment dans leur vie», fait remarquer Mme Charest.
«Chaque fois que je dévoile un nouveau projet, c’est un gros trip. C’est un bonheur. Je trouve que lorsqu’on arrive à un projet comme ça, c’est un renouvellement. Il n’y a pas de fin», conclut-il.

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