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Une église à vendre?

(Photo Yves Déry)

Une église à vendre?

Paroisse Sainte-Anne-des-Plaines

Depuis l’annonce de la fermeture temporaire de son église, le conseil de fabrique de la paroisse Sainte-Anne-des-Plaines a vu ses paroissiens et les organismes tels les Filles d’Isabelle et les Chevaliers de Colomb redoubler d’efforts pour lui venir en aide. Dans cette foulée, le marguillier Patrick Boisvert a présenté, dimanche dernier et devant quelque 250 personnes, les prévisions budgétaires de la paroisse pour l’année 2009.

«Par sa présentation, M. Boisvert a voulu sensibiliser les gens à la situation actuelle de la paroisse et a tenté d’obtenir de leur part un engagement ferme pour justement supporter leur paroisse», de relater M. Martin, au lendemain de cette rencontre. Partant du fait qu’au 1er janvier 2006 – date du regroupement des paroisses Sainte-Anne-des-Plaines et Très-Saint-Sacrement – les deux paroisses affichaient un bilan positif, M. Boisvert a démontré, chiffres à l’appui, que la situation financière de la paroisse s’était rapidement détériorée, conséquence directe de l’augmentation des coûts d’opération jumelée à la baisse des revenus. À cela s’ajoute le vieillissement des prêtres, dont la moyenne d’âge pour le diocèse se situe présentement à 67 ans. «Bientôt, les prêtres qui demeureront devront peut-être s’occuper de plusieurs paroisses, d’où l’importance de maintenir les équipes pastorales en place. Couper dans ces équipes équivaudrait à se tirer dans le pied», d’estimer M. Martin. Autre problème, celui de l’abolition de l’enseignement religieux dans les écoles. «Les écoles de Sainte-Anne-des-Plaines comptent 72 classes. Si la religion était toujours dispensée dans les écoles, le gouvernement aurait eu à embaucher cinq professeurs à temps plein, pour une masse salariale annuelle d’environ 250 000 $», illustre-t-il. Or, pour remplir cette même tâche, la paroisse de Sainte-Anne-des-Plaines doit faire avec une équipe de 2,1 personnes pour une masse salariale de 63 000 $.

Une église à vendre?

Pour parvenir à un équilibre budgétaire en 2009, la paroisse devra pouvoir compter sur des revenus de l’ordre de 427 000 $, soit 120 000 $ de revenus généraux, 75 000 $ de revenus de quête et 232 000 $ de revenus découlant de la dîme. Or, à ce jour, le montant récolté grâce à la dîme s’élève à 65 000 $. Plus inquiétant encore, seulement 15 % des familles de la paroisse y ont souscrit alors que 50 % d’entre elles ont demandé des services à la paroisse en 2008.

Deux questions ont alors été posées aux gens présents. La première, à savoir s’ils accepteraient de maintenir l’équipe pastorale de la paroisse telle quelle, et ce, malgré le déficit, et la deuxième, s’ils accepteraient que des négociations avec la Ville de Sainte-Anne-des-Plaines et la MRC de Thérèse-De Blainville soient entreprises, ceci dans le but de vendre l’église. L’acquéreur se porterait alors garant des travaux de réfection à être effectués (à hauteur de 2,4 millions de dollars) et de l’entretien de la bâtisse. En échange, la paroisse continuerait d’utiliser l’église à des fins de culte religieux. Étonnamment, et contrairement à la première question qui a suscité quelques remous, celle-ci a rallié tout le monde, à l’exception de la mairesse Catherine Collin qui, pour des raisons évidentes, s’est abstenue de voter.

Enfin, le marguillier a fortement incité les paroissiens à former un comité de survie, d’ici le 31 janvier 2009, afin que soient entreprises, dès le printemps prochain, les démarches en vue d’une contribution volontaire annuelle, en lieu et place de la traditionnelle quête du dimanche. Une façon de mettre à contribution l’ensemble des 23 000 paroissiens. Pour information, composez le 450-478-1525.

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