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Moins de bruit, plus de circulation

(Photo Michel Chartrand)

Moins de bruit, plus de circulation

Projet de développement domiciliaire en bordure de l’autoroute 15

Le 30 avril 2008, la Ville de Sainte-Thérèse présentait à la population son nouveau plan d’urbanisme, lequel était adopté quelques jours plus tard.

Or, rappelle la mairesse Sylvie Surprenant, la Ville s’était aussi engagée à consulter ses citoyens avant d’aller de l’avant avec certains projets, notamment celui entourant le développement de la bande de terre longeant l’autoroute 15, à hauteur de la sortie 23 Nord, ce qui a été fait, le mardi 28 avril.
«Nous avons présenté un concept préliminaire d’aménagement résidentiel sur cette terre», a-t-elle expliqué. Pourquoi résidentiel plutôt que commercial ou même industriel? «Parce que depuis le dépôt de notre plan d’urbanisme, les gens qui se sont manifestés ont tous clairement indiqué que c’est ce qu’ils privilégiaient», répond-elle.

C’est donc un projet de quelque 55 à 65 millions de dollars, comptant plus de 500 unités de condo et locatives, qui a été présenté et qui se déploiera sur la totalité des presque deux kilomètres de long que fait cette bande de terrain: des bâtiments de deux étages et demi, d’autres de trois et même de quatre étages de haut.

Validé par le ministère des Transports du Québec (MTQ), le projet respecte en outre les normes gouvernementales en matière de bruit, soit 55 décibels pour les constructions neuves (65 pour les résidences existantes). Non seulement le projet se qualifie-t-il – grâce, notamment, à des murets de verre et de béton intégrés à même les structures des maisons, à l’érection d’un vaste talus de 6,5 m de hauteur et aux matériaux insonorisant utilisés –, mais l’impact sur le taux de décibels enregistré à proximité des maisons existantes du quartier Sainte-Thérèse-en-Haut s’est également révélé très significatif, abaissant ce dernier de 63 décibels à 51 (chiffres basés sur l’étude menée en 2005 par le MTQ). Il s’agit d’une solution créative, estime la mairesse, sans coûts pour la Ville et, par conséquent, sans incidence sur l’avis d’imposition des citoyens. Rappelons qu’une facture de 16 à 19 millions de dollars aurait accompagné l’érection, un moment envisagée, d’écrans ou de buttes dans trois secteurs situés près des grands axes routiers, le long de la 640, à l’est de la 15, ainsi que deux secteurs en bordure de l’autoroute 15, soit le secteur de la rue Sicard et celui de Sainte-Thérèse-en-Haut. Ce projet a été abandonné par la Ville.

Accès au terrain et dézonage

Si la nouvelle de l’atténuation du bruit est réjouissante en soi, celle entourant les éventuels accès à ce nouveau quartier soulève en revanche son lot d’inquiétudes. «Deux entrées permettraient l’accès à ce nouveau secteur, une par la rue Bergeron et l’autre par la servitude d’Hydro-Québec, rue Toupin», d’expliquer la mairesse. Les automobilistes aboutiraient ensuite sur le boulevard des Mille-Îles Ouest, augmentant forcément la densité de circulation dans ce secteur. Aucune étude de circulation n’a cependant encore été menée.

Avant toute chose, il faut aussi savoir que cette terre est présentement zonée agricole et que tout projet de développement, quel qu’il soit, commande nécessairement une demande de dézonage à la Commission de protection du territoire agricole du Québec, une démarche pour laquelle il faut compter au moins six mois. À suivre.

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