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Midi d’affaires de la CCITB: «Le chemin du succès est le chemin de l’échec», dit le conférencier invité

Dominic Gagnon, entrepreneur, auteur et conférencier, était l’invité de la Chambre de commerce et d’industrie Thérèse-De Blainville, mercredi à Sainte-Thérèse.

Midi d’affaires de la CCITB: «Le chemin du succès est le chemin de l’échec», dit le conférencier invité

Dominic Gagnon n’était encore qu’un adolescent lorsqu’il a lancé sa première compagnie. Une quinzaine d’années plus tard, titre de la personnalité la plus innovante au monde en poche, voilà qu’il gère des millions de dollars de transactions à titre de cofondateur et associé de Connect & Go, une entreprise technologique basée à Montréal. Mercredi, devant les gens d’affaires de Thérèse-De Blainville, celui qui souffre d’un TDAH a raconté son parcours atypique.

Invité par les dirigeants de la Chambre de commerce et d’industrie Thérèse-De Blainville en marge de son Midi d’affaires mensuel, Dominic Gagnon a su capter l’attention de son auditoire avec ses anecdotes savoureuses comme cette fois où, à 14 ans, se rendant compte qu’en alignant de façon aléatoire une série des chiffres, ceux-ci prenaient alors la forme d’un numéro de carte de crédit qui lui permettait de faire des achats en ligne.

«J’ai créé un robot qui écrivait des chiffres à ma place jusqu’à ce qu’il trouve la bonne combinaison. J’ai acheté pour 216 000 $ d’articles divers que je faisais livrer chez mon voisin… jusqu’à ce que la GRC débarque chez moi! J’avais acheté, à 14 ans, une bague de 26 000 $ à ma blonde de l’époque! C’était le début de mes problèmes!»

Heureusement, ses parents l’ont rapidement remis sur la bonne voie en le pressant d’utiliser son intelligence à bon escient.

Faillite

Se vantant sans gêne, et ce, malgré son «salaire dans les six chiffres», d’avoir «un mauvais crédit», qu’il explique, entre autres, par une fraude dont il a été victime, Dominic Gagnon parle de la route du succès en affaires comme peu l’ont fait avant lui.

«Pour moi, le chemin du succès est le chemin de l’échec! J’ai passé près de la faillite, mais cela ne veut pas dire que je n’ai pas de succès, mais plutôt que j’ai pris des risques, que j’ai innové, que j’ai échoué et que j’ai appris!»

Citant ensuite la Harvard Business School, selon laquelle 49 % des entrepreneurs souffriraient de maladie mentale, M. Gagnon a bien fait rire son auditoire en demandant aux gens d’affaires présents qui se reconnaissaient de lever la main. Peu ont été enclin à se prêter au jeu.

«Il faut être fou pour faire ce qu’on fait et évidemment je fais partie de ce groupe-là!»

Ne jamais baisser les bras

Propriétaires de nombreuses compagnies au cours des dernières années, entreprises qu’il a depuis revendues, dont Mediatech communication, première agence de création de sites Web au Saguenay Lac-Saint-Jean, et Piranha, une boîte de communication spécialisée en marketing sur Segway, Dominic Gagnon, malgré les embûches, n’a jamais douté de ses capacités entrepreneuriales.

«À l’école, raconte-t-il, on m’a dit, comme à beaucoup d’entrepreneurs, que je n’allais jamais rien faire de bon dans la vie. J’ai été refusé dans trois universités. Aujourd’hui, je suis le plus jeune chargé de cours de l’Université de Sherbrooke, campus de Longueuil. J’enseigne à la maîtrise dans une université qui ne voulait pas de moi!»

Walt Disney, Target, la NFL, les Maple Leafs de Toronto et les Blackhawks de Chicago, pour ne nommer que ceux-là, sont aujourd’hui au nombre des clients de Dominic Gagnon, chez Connect & Go. Lors du plus récent Superbowl, les bracelets électroniques fabriqués par l’entreprise, avec lesquels il est possible de faire des achats virtuels, ont généré pour 17 millions de dollars de ventes en une seule soirée.

«Ma maison a été saisie deux fois, a-t-il conclu, et mes véhicules trois fois, mais j’ai réussi à les garder. Je considère que je suis en partie responsable de cela. J’ai dû apprendre à écouter et transformer mes échecs en opportunités.»

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