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Les employés d’Elopak sont en grève

Photo Christian Asselin - Depuis mardi après-midi, les quelque 230 employés d’Elopak manifestent 24 heures sur 24 devant l’usine de l’avenue des Grandes Tourelles à Boisbriand.

Les employés d’Elopak sont en grève

Boisbriand

En milieu d’après-midi, mardi, les quelque 230 employés d’Elopak, une entreprise de Boisbriand spécialisée dans la fabrication d’emballage en carton pour aliments liquides, sont sortis dans la rue et ont entamé une grève qui pourrait bien perdurer, aux dires de son délégué syndical.

«Bien que nous ne recevons que 25 % de notre salaire, nous n’avons aucunement l’intention de baisser les bras!» a dit Georges Gagnon, rencontré sur place, mercredi.
Celui qui est à l’emploi d’Elopak depuis 31 ans en avait long à dire sur la façon «cavalière» dont il estime avoir été traité depuis le début des négociations, en janvier dernier.
«Nous n’avons pas vraiment eu de négociations parce que la partie patronale nous a tout de suite envoyés en conciliation. Nous n’avons donc pas eu le temps d’échanger. Et depuis que nous sommes en conciliation, nous tournons en rond. Ça ne fonctionne pas!»
On n’a pas parlé de chiffres
Ce qui fait craindre le pire aux nombreux travailleurs d’Elopak, dont certains comptent plus de 40 ans d’ancienneté, c’est que les négociations sont déjà rompues avec la direction alors que les conditions salariales n’ont pas encore été évoquées.
«Nous n’avons pas parlé de chiffres encore! On achoppe sur le normatif. Nous avons pourtant toujours livré la marchandise. Regardez comment on nous traite. La position de l’entreprise, c’est “one way, my way”», de dire Georges Gagnon avant d’ajouter que l’usine d’Elopak à Boisbriand est pourtant «l’une des plus performantes au monde». Il ne comprend donc pas la position de la partie patronale.
«Le minimum que l’on demande, c’est le statu quo de l’ancienne convention, échue depuis février. L’employeur veut changer nos horaires, ce que nous refusons. Il veut changer beaucoup de points de l’ancienne convention. Nous avons accepté de faire des concessions à ce niveau.»
Le 16 mars, la partie patronale a présenté une offre finale aux employés, membres de la section locale 501 des TUAC Canada. Ceux-ci l’ont refusé à 99 %, s’octroyant ainsi un mandat de grève.
«L’employeur veut mettre la hache dans les conditions de travail qu’il a lui-même négociées au fil des conventions collectives, a conclu Alain Lachaîne, président des TUAC 501. Nous espérons que le message des travailleurs sera entendu et que ce processus nous amènera vers un règlement négocié.»

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